A part quelques réminiscences datant de mes études, je ne suis pas du tout calée en Histoire antique. Cette réédition des travaux de Paul Cartledge, spécialiste de la civilisation grecque, était pour moi l’occasion de raviver mes faibles connaissances en la matière et de découvrir un certain nombre de choses que j’ignorais sur les Spartiates.
Cet ouvrage, destiné à un large
public, est assez dense et nécessite un peu de concentration en dépit de la
volonté pédagogique de son auteur. Il est divisé en 3 grandes parties qui
respectent la chronologie des évènements, depuis les réformes de Lycurgue et l’ascension
militaire de la cité-État, jusqu’au déclin puis la chute de Sparte face à l’Empire
romain, en passant par l’apogée mythique de l’une des plus grandes puissances du
monde grec égéen.
Il sera bien sûr question des
guerres médiques contre les Perses de l'Empire achéménide, de la fameuse marche
forcée des hoplites pour devancer la flotte ennemie en route vers Athènes après
la bataille de Marathon (en 490 avant notre ère) ainsi que du glorieux
sacrifice de Léonidas et de ses 300 soldats spartes aux Thermopyles (en 480). Cette
défaite galvanise l’esprit de résistance de la ligue panhellénique. A cela s’ajoute
la défaite de Xerxès Ier à la bataille de Salamine qui va marquer un tournant décisif
dans le conflit.
Paul Cartledge ne se contente pas
d’énumérer des faits et des dates ou de citer les sources les plus proches
comme Herodote, Thucydide, Xenophon ou Plutarque. Il a inséré de nombreuses
biographies (Helène, Pausanias, Alcibiade, Gorgô, Cynisca…) et brosse un
portrait aussi détaillé que possible de la société spartiate, ainsi que de son
organisation institutionnelle et politique. Les cartes et l’annexe chronologique
sont précieuses pour se repérer dans cette riche étude mais il me semble que
cette documentation aurait pu être complétée d’un lexique reprenant les
principaux termes comme Gérousie, Ephores, Périèques, etc.
C’est un essai instructif et passionnant
mais qui nécessite quelques connaissances de base. Un lecteur non aguerri peut
facilement se perdre dans les méandres de cette documentation foisonnante. N’étant
pas spécialiste de cette période, il m’a fallu un petit effort pour entrer dans
le vif du sujet et plusieurs recours à la recherche d’informations encyclopédiques
. Passé ce cap, j’ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de cet essai. Il
reste un certain nombre de détails historiques à élucider et cet ouvrage m’a
donné envie de creuser davantage. Il n’est pas impossible que je sélectionne d’autres
lectures historiques ou romanesques sur le sujet.
📌Les spartiates. Paul Cartledge, traduit par Simon Duran . EditionsPassés composés, 350 pages (2026)






