La leçon du mal. Yûsuke Kishi

La leçon du mal. Yûsuke Kishi

Yûsuke Kishi nous invite dans le huis clos d’un lycée privé à Machida dans la banlieue de Tokyo. C’est un microcosme où chacun doit savoir trouver sa place et respecter les règles établies à l’instar de la société traditionnelle japonaise. Seiji Hasumi y enseigne l’anglais et assure parallèlement la fonction de professeur principal de la classe de 1ère 4. L’enseignant, fraîchement débarqué dans l’établissement après un parcours atypique, a su se rendre indispensable auprès du proviseur. Il semble, par ailleurs, régner sur une petite cour d’élèves soumis et de professeurs peu investis dans leur mission éducative. Pour autant, il ne fait pas totalement l’unanimité. Plusieurs protagonistes, plus clairvoyants ou plus intuitifs que les autres, ont compris que quelque chose clochait sous le masque avenant du collègue ou du pédagogue.


Lesson of the Evil

Etiqueté sous le label de "Light Novel" (roman destiné aux jeunes adultes), La leçon du mal n’est pas sans rappeler les jeux de "Battle Royale" où l’objectif des participants est d’être le dernier encore en vie à la fin de la partie ! Le roman a été adapté en manga (Lesson of the Evil, éditions Kana) ce qui n’est pas surprenant tant il semble avoir été calibré dans cet objectif. Les personnages manquent tellement de profondeur et de subtilité qu’on imagine facilement leurs visages sous des traits caricaturaux de bande dessinée. L’intrigue et les dialogues sont à l’avenant si bien que je suis passée complètement à coté de ce roman, dont je n’étais pas la cible visée. Je l’ai refermé avec une légère pointe d’agacement et un grand soulagement.  

📌La leçon du mal. Yûsuke Kishi. Belfond, 544p. (2022)


Commentaires

keisha a dit…
A lire es billets, c'était très bin, mais bon, light novel...
keisha a dit…
Les lettres d et e de mon clavier sont difficiles à avoir..;
je lis je blogue a dit…
J'ai lu de bonnes et de mauvaises critiques concernant ce roman. Pour ma part, je n'ai vraiment pas accroché. Nicolas Demorand écrit sur le site de France Inter: "Je ne sais pas comment on dit "page turner" en français, et encore moins en japonais mais on ne lâche pas ce roman qui a rencontré un vif succès au Japon. Et on le referme en se demandant s’il est gore ou grotesque, terrifiant ou comique."

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