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Cartes marines. Marine Le Breton

Cartes marines. Marine Le Breton

💪Dans le cadre du Book Trip en mer organisé par Fanja, je veux vous présenter un livre original qui fera rêver les esprits aventureux et comme les âmes délicates, sensibles à l’esthétisme et la littérature. Ce recueil, dédié à George Perec, est sous-titré « Poésie du littoral français en 130 cartes ». Il réconcilie donc les sciences et les arts, en brossant le portrait des côtes françaises. 


Saint-Malo, Bretagne

Bien qu’extrêmement rigoureuses, les cartes n’ont pas été réalisées sur ordinateur mais exclusivement à la main, selon des techniques très personnelles. Marine Le Breton n’utilise que l’encre et les feutres à pointes fines. Elle a instauré ses propres codes graphiques, utilisant traits, hachures, courbes et bâtons. Les rochers sont représentés par des quadrillages, par exemple, tandis que la ligne de côte se fait tantôt bouillonnante d’écume lorsqu’elle est sauvage, tantôt fine et aérée lorsqu’elle se veut accueillante. L’artiste cartographe réalise ainsi une sorte de broderie graphique qui rend intelligible au profane les cartes très techniques de l’IGN et du SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine). Les données scientifiques (issues de Geoportail) comme la toponymie, la profondeur marine et le bâtit sont respectés… avec quelques libertés.


Golfe du Morbihan, Bretagne


Le livre est divisé en quatre grands chapitres. Les trois premiers sont consacrés aux côtes de la Manche, de l’Atlantique et de la Méditerranée. La dernière partie, intitulée POP, présente des cartes pétillantes de couleurs, un peu dans l’esprit des portulans où, plus proche de nous, à la manière des Frères Cassini.  La numérisation, qui permet la représentation en 3D et les zooms intempestifs, n’est donc pas l’unique moyen de donner vie à l’objet géographique. L’ouvrage compte enfin 3 dépliants et 3 ex-libris. La préface est signée du chanteur breton Miossec et le texte de présentation par Denis Roland, conservateur au Musée de la Marine de Rochefort .


Les Calanques, Bouches-du-Rhône


Les planches sont accompagnées de 50 textes, qui sont autant de témoignages, et dont les auteurs viennent d’horizons multiples : cartographes, géographes et océanographes mais aussi artistes, photographes, journalistes ou encore commandants de port, navigateurs et maraîchers insulaires. Des poèmes et des extraits tirées de la littérature française et étrangère nous rappellent, s’il était nécessaire, que la mer et ses paysages ont toujours fasciné les écrivains. Ainsi, les proses de Victor Hugo, de Marcel Pagnol, de JMG Le Clézio, d’Arturo Perez Reverte ou de Vladimir Nabokov nous donnent à voir toute la beauté des paysages maritimes sublimés par Marine Le Breton. 


La Hague, Normandie


Marine Le Breton, cela ne s’invente pas, est d’origine normande. Hasard ou destin lié à son patronyme, c’est à Locmariaquer dans le Morbihan, que cette artiste formée aux Beaux-arts de Lyon a trouvé l’inspiration.  Débuté en 2019, le projet a donné lieu à plusieurs expositions à La Rochelle, où elle s’est installée, mais aussi à Rochefort ou à Loix (île de Ré). En 2022, la Marine nationale a récompensé le travail de la dessinatrice en lui décernant le prix Louis-Eugène Gillot, une distinction historique du Salon des Beaux-Arts.

📌Cartes marines. Marine Le Breton. Editions Epa (Hachette), 304 pages (2023)

Book Trip en mer


Encyclopédie du corps humain. Les Yeux de la Découverte


Encyclopédie du corps humain. Les Yeux de la Découverte


Les enfants sont très curieux et, pour ma part, j’ai parfois du mal à répondre à toutes leurs questions. Sur Internet, il faut faire de nombreuses recherches pour trouver des explications simples et vérifier les sources.  Du coup, il devient primordial d’avoir à la maison une encyclopédie adaptée à l’âge des enfants et dont les contenus sont validés par des spécialistes. Dans ce domaine, les éditions Gallimard ont largement fait leurs preuves. Trois collections sont disponibles en fonction de la tranche d’âge des jeunes lecteurs : Mes premières découvertes (de 0 à 6 ans), Mes grandes découvertes (de 6 à 9 ans) et Les yeux de la découvertes (à partir de 9 ans). La dernière série reste utile au-delà du collège étant donné la qualité remarquable des textes et des illustrations. Il existe une encyclopédie sur pratiquement tous les sujets abordés au cours de la scolarité. La plupart des disciplines sont représentées, depuis les sciences en passant par les arts, l’histoire, les religions, etc. Dans notre bibliothèque familiale, nous disposons déjà des volumes consacrés aux animaux, à la mythologie et au corps humain.


Encyclopédie du corps humain. Les Yeux de la Découverte

L’encyclopédie du corps humain est divisée en 12 chapitres, en commençant par les notions de base comme les cellules. Les auteurs traitent ensuite les os et les muscles, le cœur et le sang, les défenses naturelles, le cycle de la vie, les sens, etc. Le point fort de l’ouvrage est le corpus d’illustrations composé de photos, de schémas ou d’images infrarouges qui éclaircissent les textes. Par ailleurs, les fiches, les encadrés et les zooms rendent la lecture du livre très attractive. Saviez-vous par exemple, jeune lecteur, qu’il faut un millième de seconde à un signal émis par le cerveau pour atteindre le gros orteil ? Que notre corps perd chaque jour deux litres d’eau ? Vous êtes-vous déjà demandés où sont stockés nos souvenirs ? Selon vous, d’où viennent nos problèmes d’équilibre ? Savez-vous à quoi ressemble l’intérieur d’un muscle sous l’objectif d’un microscope ? Avez-vous déjà observé, grâce à un scanner, la coupe transversale d’un abdomen ? Quel est la différence entre une échographie, une IRM et une endoscopie ? Autant de questions qui passionneront les curieux et trouveront leurs réponses dans cet ouvrage.


Encyclopédie du corps humain. Les Yeux de la Découverte

Le dernier chapitre de l’encyclopédie est une "section de référence" interactive proposant des tests de personnalité, des énigmes logiques, ainsi qu’une chronologie commentée des découvertes médicales depuis l’Antiquité. On y trouve enfin un glossaire définissant des termes plus ou moins courants comme une artère, la kératine, la mitochondrie, la matière grise, le système immunitaire, etc. Enfin, un index permet de se repérer facilement dans l’ouvrage et de consulter directement les pages traitant du sujet recherché.

Les encyclopédies Gallimard font l’objet de nombreuses mises à jour et rééditions ce qui garantit une actualisation des connaissances en fonction des progrès de la recherche, de l’évolution de la société, etc. 


Encyclopédie du corps humain. Les Yeux de la Découverte

📌Encyclopédie du corps humain. Les Yeux de la Découverte. Gallimard Jeunesse, 252 p. (2017)


Encyclopédie de la Mythologie. Les Yeux de la Découverte

Encyclopédie de la Mythologie. Les Yeux de la Découverte


A l’approche de la rentrée scolaire, nous avons décidé d’enrichir la bibliothèque familiale d’une encyclopédie de la mythologie. La collection Les yeux de la découverte chez Gallimard est une référence du genre. 

L’ouvrage s’articule autour des différentes régions du monde, couvrant ainsi l’Europe à travers l’univers gréco-romain, la cosmogonie nordique ou la légende arthurienne mais aussi les grands mythes asiatiques, africains, océaniens et d’Amérique du Sud. 


Encyclopédie de la Mythologie. Les Yeux de la Découverte. Gallimard Jeunesse

Les articles sont autant de coups de projecteur. Ils présentent tour à tour la genèse et les récits fondateurs mais aussi le panthéon des héros et divinités. Les jeunes lecteurs découvrent entre autres la légende de Beowulf, l’Epopée de Gilgamesh, le Livre des morts des Egyptiens, les récits sacrés du peuple yoruba, les divinités aztèques, les légendes des peuples aborigènes d’Australie… 

Par ailleurs, l’encyclopédie met en lumière certains points communs. Par exemple, dans un article consacré aux armes mythiques, seront présentés Excalibur, la fameuse épée d’Arthur, mais aussi le marteau de Thor, la harpè de Persée, l’arc de Shiva, les massues de Baal, la hache de Pan gu, etc. de la même manière, on constate que les mythes et légendes du monde entier évoquent des reines remarquables comme Guenièvre, Isis, Clytemnestre, Didon ou Rambha.  


Encyclopédie de la Mythologie. Les Yeux de la Découverte. Gallimard Jeunesse

Les textes sont accompagnés d’une riche et somptueuse iconographie, la marque de fabrique de l’éditeur.  A la fin du livre, un glossaire et index permettent de se repérer facilement.

Dans la même collection, je recommande L’encyclopédie des animaux, un usuel très complet et adapté aux enfants jusqu’au collège, voire plus.

Par ailleurs, pour les passionnés de mythologie, il existe un livre-jeu très sympa dans la série des Enigmes à tous les étages chez Bayard. Une façon ludique d’aborder les mythes et légendes du monde.


Encyclopédies Les Yeux de la Découverte. Gallimard Jeunesse

Encyclopédie de la Mythologie. Les Yeux de la Découverte. Gallimard Jeunesse, 240p. (2021)


Dictionnaire insolite de la Corée du Sud. Cédric du Boisbaudry

 Dictionnaire insolite de la Corée du Sud. Cédric du Boisbaudry


En lisant le titre, la première question qui vient à l’esprit est : à quoi tient le caractère insolite de cet ouvrage ? Tout d’abord, le format de l’opus est plutôt inhabituel pour un dictionnaire. Il ne s’agit pas d’un pavé encyclopédique mais d’un élégant livret de 160 pages. On peut l’utiliser comme un manuel usuel et y piocher ponctuellement quelques définitions au hasard. Néanmoins, sa brièveté permet aussi de le lire d’une traite, comme un roman. On peut enfin le glisser dans sa poche et l’utiliser en complément d’un guide de voyage. Par ailleurs, le contenu de ce dictionnaire a,  certes, de quoi étonner le lecteur hexagonal non initié aux us et coutumes du Pays du Matin Calme… tout comme les pratiques et le mode de pensée Français surprennent à coup sûr ceux qui y sont étrangers… mais ne boudons pas notre plaisir car ce livre est en effet plein de surprises et très plaisant à lire.

Il est de notoriété que la moitié de la population coréenne est dotée du patronyme Kim, Park ou Lee (prononcez « Hi »). De plus, il suffit de se promener un peu dans le Pays pour avoir l’impression que ses habitants portent aussi le même prénom ! En réalité, les Coréens n’utilisent pas leurs prénoms pour s’interpeller mais un vocabulaire emprunté à la sphère familiale. Ainsi, une femme doit appeler une autre femme plus âgée « Onni » (grande sœur) même si elle n’a aucun lien familial avec elle. De la même manière, un garçon ou un homme appellera son aîné « Oppa » (grand frère), et ainsi de suite. Saviez-vous, par ailleurs, que tous les Coréens ne calculent pas l’âge d’une personne de la même façon que les Occidentaux ? En effet, lors du Nouvel An, tous les Coréens ajoutent une année à leur âge quelle que soit leur mois de naissance. Pour les expatriés, qui connaissent un peu la langue, il y a un autre sujet d’étonnement compliquant souvent la compréhension orale. Il s’agit d’une habitude que nous partageons, dans une moindre mesure, avec les Coréens à savoir le fait de mélanger des mots de vocabulaire locaux avec l’Anglais. Le « Konglish » est le pendant de notre « Franglais » avec une difficulté supplémentaire consistant à conserver la phonétique coréenne. Par exemple, le mot anglais télévision se prononce « télébijion ». Mais les emprunts vont plus loin puisque certains termes prennent un sens nouveau. Ainsi, le mot meeting remplace-t-il l’expression Blind Date pour les rendez-vous arrangés. La fantaisie linguistique des Coréens va si loin que les phrases n’ont parfois plus de sens. L’essentiel étant que cela sonne comme la langue de Shakespeare. Pour rester sur les anglicismes, mais dans un autre domaine, signalons que les jeunes gens évoquant le SKY, ne parlent pas d’atteindre le 7ème ciel mais d’aller à l’Université. Il s’agit en effet de l’acronyme désignant les trois établissements les plus prestigieux : l’université nationale de Séoul, ainsi que les universités Korea et Yonsei. La compétition est en effet très rude parmi les étudiants qui cumulent les heures d’études officielles et heures complémentaires en établissements privés depuis le plus jeune âge. La Corée du Sud détient de fait un triste record en matière de burn-out et suicides parmi les états de l’OCDE (8ème rang pour les femmes, 10ème pour les hommes). Il faut dire que la pression est très forte dans cette société où les apparences, les règles et la hiérarchie sont primordiales. 

Le dictionnaire de Cédric du Boisbaudry évoque ainsi de nombreux aspects de la vie quotidienne en Corée. Il y a des entrées consacrées à la famille, aux règles de politesse, aux traditions, à la gastronomie, à l’économie, à l’histoire, etc. Bref, grâce à ce livre, vous saurez tout sur la fête de Chuseok, le Kimbap, les haenyeo, les jangseung, le nunchi, le soju, etc . Les relations avec la Corée du Nord et la fameuse DMZ (zone démilitarisée qui sépare la Corée du Sud de son voisin du Nord) ne sont pas éludées non plus. L’auteur, qui vit au Pays du Matin Calme depuis plusieurs années, pose un regard bienveillant mais lucide sur son pays d’adoption. Il évoque enfin les hauts lieux touristiques comme l’île de Jeju, le quartier chic de Gangnam à Séoul ou le palais impérial de Gyeongbokgung. 

Le catalogue des éditions Cosmopole compte une bonne soixantaine de « dictionnaires insolites ». Parmi les ouvrages de cette collection, plusieurs sont dédiés aux pays d’Asie dont la Birmanie, le Cambodge, la Chine, l’Inde, l’Indonésie, etc. Une véritable invitation aux voyages….

📌Dictionnaire insolite de la Corée du Sud. Cédric du Boisbaudry. Cosmopole, 160 p. (2021)


Les chats dans la pop culture. Chaptal et Thevenon

 Les chats dans la pop culture


Voici un livre dans l’air du temps qui ne devrait pas plaire qu’aux seuls amoureux des chats. Il enchantera les geeks, les lecteurs de mangas, les amateurs d’animes et, en particuliers, ceux produits par les studios Ghibli… bref, comme l’indique le titre, il est le reflet de la culture mainstream. Néanmoins, l’ouvrage va un peu au-delà du champ d’étude de la culture populaire puisqu’il aborde d’autres aspects comme la mythologie, la science et les arts académiques.

Les humains sont-ils parvenus à domestiquer le chat ou juste à l’apprivoiser ? A moins que cela ne soit le contraire. Sommes-nous en réalité les esclaves de nos matous ? Difficile de répondre à cette question avec certitude. Quoi qu’il en soit, le petit félin nous fascine depuis la nuit des temps… en fait depuis le néolithique, période à laquelle l’Homme et l’animal ont commencé à se côtoyer. Depuis, nous vivons une histoire commune pour le moins mouvementée. 


Les chats dans la pop culture. Stéphanie Chaptal et Claire-France Thevenon. P78-79


Déifié par la civilisation égyptienne antique puis martyrisé dans l’occident médiéval, le chat fut d’abord considéré comme un Yokaï (démon) au Japon puis comme une muse chez les artistes européens des 19ème et 20ème siècle, avant d’être envoyé dans l’espace par les scientifiques français. Aujourd’hui, le petit félin est omniprésent dans notre vie quotidienne et dans les médias. On le trouve dans nos livres et sur nos écrans. Au Pays du Soleil Levant, il possède même ses temples dédiés et plusieurs Nekojima (îles aux chats). 

Les chats dans la pop culture est une mine d’informations. Le livre de Stéphanie Chaptal et Claire-France Thevenon est divisé en huit parties (Le chat vs les autres animaux, Le chat incarnation du bien ou du mal, Le chat mystique, etc). 


Les chats dans la pop culture. Stéphanie Chaptal et Claire-France Thevenon.P134-135


Le chat est présenté tour à tour dans son rôle de protagoniste ou d’antagoniste et comme ressort humoristique. On pense, par exemple, à Sylvestre dans Titi et Grosminet, à Hercule dans Pif Gadget ou à Tom et Jerry, pour ne citer que les plus connus. Notre tendance à l’anthropomorphisme nous incite à attribuer un certain nombre de qualités et défauts à nos compagnons. De fait, le chat est souvent présenté comme paresseux, gourmand, voleur voire hâbleur. Garfield, le héros de Jim Davis, l’un des matous le plus célèbres de la bande-dessinée, n’est-il pas gourmand, obèse et spécialement égocentrique? 

Néanmoins, le chat est avant tout un objet de fascination pour les humains qui ont tant de mal à le comprendre. C’est ainsi qu’on lui a attribué un grand nombre de pouvoirs ou associé à des êtres surnaturels, parfois considérés comme maléfiques. On pense aux chats noirs qui accompagnent souvent les sorcières dans l’imaginaire populaire. Dans la série des Harry Potter, les félins sont à l’image de leurs maîtres respectifs (cf Pattenrond, le chat d’Hermione ou Miss Teigne, la chatte du concierge de Poudlard). Dans la littérature de genre, le chat se fait psychopompe ou carrément démoniaque : rappelez-vous Simetierre de Stephen King ! 


Les chats dans la pop culture. Stéphanie Chaptal et Claire-France Thevenon.P150-151


D’aucuns ont tendance à penser que les matous entretiennent des liens particuliers avec les femmes. Ils accompagnent les sorcières, bonnes ou mauvaises (Jiji, le chat de Kiki la petite sorcière) mais pas seulement. Parmi les préjugés les plus courants, on peut mentionner l’archétype de la « mémère à chats», la vieille fille frustrée et dépressive atteinte du syndrome de Noé (pathologie qui consiste à adopter plus d’animaux que de raison). A l’inverse, la femme féline est considérée comme une femme racée et indépendante. Catwoman, l’héroïne de DC Comics en est l’un des symboles.

Il serait fastidieux de rapporter dans ce compte-rendu de lecture toutes les entrées envisagées par les auteurs dans cet ouvrage exhaustif. Cependant, parmi les tendances observées récemment, on distingue un courant largement véhiculé par la japonisation de la culture, relayé par l’imaginaire occidental : le chat Kawaï (mignon) associé au phénomène « Lolcat » (mèmes amusants avec des chats). On peut mentionner Nyan Cat, le chat au corps en forme de « Pop-Tart » (tartelette plate) dessiné par Chris Torrès en 2011. Le gif est ensuite diffusé sur Youtube par Sara June, accompagné d’une musique electro-pop japonaise, appelé Nyanyanyanyanyanyanya! en référence à l'onomatopée nippone du miaulement. Enfin, parmi les icônes du Kawaï, on peut citer Hello Kitty (mascotte crée par la société japonaise Sanrio en 1974 et qui a produit de nombreux dérivés), ainsi que Grumpy Cat (une petite chatte devenue célèbre via Instagram).


Les chats dans la pop culture. Stéphanie Chaptal et Claire-France Thevenon.P194-195


Le livre de Stéphanie Chaptal et Claire-France Thevenon est bien documenté et propose une riche iconographie. Je n’ai pas compté leur nombre exact, mais les auteurs présentent plusieurs dizaines d’œuvres de références, piochées dans la littérature, la bande-dessinée, le cinéma, la peinture, la publicité, etc. La présentation de l’ouvrage a l’avantage d’être très claire. Chaque félin cité dans le livre possède sa fiche d’identité, mentionnant son nom, sa date de naissance, ses géniteurs et son C.V. (les œuvres dans lesquelles il apparait). A la fin de l’ouvrage, il y a même un petit glossaire pour les néophytes. Si je devais chipoter, je dirais qu’il manque peut-être un index des œuvres mentionnées.

📝 Bibliographie consacrée au Chat dans la littérature japonaise ici

📌Les chats dans la pop culture. Stéphanie Chaptal et Claire-France Thevenon. Ynnis, 205 p. (2021)


199 dinosaures et animaux préhistoriques. Fiorin & Watson

199 dinosaures et animaux préhistoriques


 Ah les dinosaures, comme c’est fascinant ! Les enfants adorent, c’est universel ! Il existe de nombreux ouvrages sur le sujet mais la plupart s’adresse aux enfants qui savent déjà lire. Pour les tout-petits, on trouve davantage de livres-jeux (coloriages ou gommettes) que de documentaires. 

La maison d’édition Usborne a publié un imagier destiné aux enfants à partir de 2 ans. Il présente, en quelques pages, un panorama des mastodontes depuis les plus grands prédateurs, en passant par les herbivores géants, les dinosaures du désert, les animaux du désert ou les oiseaux.

La collection 199 images est une série de livres-bébés. Ces imagiers sont adaptés aux petites mains avec un format tout en longueur et surtout des pages cartonnées qu’on ne peut pas déchirer. La collection compte seulement 8 titres dont plusieurs consacrés aux animaux (animaux marins, animaux du zoo…). Il y a également un titre sur les véhicules, un autre sur les drapeaux et enfin un ouvrage sur la ferme.

Fabiano Fiorin, le dessinateur, est d’origine italienne. Il est illustrateur de BD et de livres pour la jeunesse. Il travaille pour les éditeurs internationaux comme Mondadori, Einaudi Ragazzi, Usborne, Oxford University Press, etc.  Il collabore depuis plus de 20 ans avec la Milan Illustration Agency.


199 dinosaures et animaux préhistoriques. Fiorin & Watson. Bipèdes


Hannah Watson, l’auteur, a étudié la littérature à l’Université de Durham en Angleterre puis à la Sorbonne à Paris. Elle a rejoint les éditions Usborne juste après l’obtention de son diplôme en 2015. 

La plupart des documentaires sur les dinosaures s’adressent aux enfants à partir de 3 ans :

  • Les dinosaures dans la collection Docus à toucher chez Milan 
  • Les dinosaures dans la collection Anim’ mouss chez Tourbillon
  • Les dinosaures dans la collection Mes premiers docs sonores chez Gründ
  • Les dinosaures dans la collection Mes premières découvertes chez Gallimard
  • Dico dino à l’école des loisirs
  • Ecoute et découvre les dinosaures chez Larousse
  • Cherche et trouve géant au temps des dinosaures au Seuil

📌199 dinosaures et animaux préhistoriques. Fabiano Fiorin & Hannah Watson. Usborne, 16 p. (2018)


Pokédex, de Kanto à Alola

Pokédex, de Kanto à Alola


 Le Pokédex est la bible des petits chasseurs de Pokémon. Pour comprendre de quoi il s’agit exactement, je vous propose de tout reprendre depuis le début, à savoir depuis l’origine de la pandémie de Pokémania. 

La pokémania touche pratiquement tous les enfants de primaire et parfois même de maternelle. Pour la petite histoire, sachez que le phénomène est né en 1999 à la sortie du jeu vidéo développé par Game Freak, sous la direction de Satoshi Tajiri, et édité par Nintendo : Pokémon Rouge et Bleu. Celui-ci s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires, ce qui en fait un record des ventes dans l’histoire du jeu vidéo. Depuis la franchise s’est élargie à de nombreux produits dérivés dont les cartes à collectionner. 


Pokédex, de Kanto à Alola


Le nom de Pokémon est né de la contraction de deux mots japonais romanisés, « Poketto Monsutā », littéralement « Monstres de poche ». Il existe près de 900 espèces fictionnelles de Pokémon (le mot est invariable) réparties en 8 générations. La star et la mascotte des Pokémon est Pikachu. Créé par Atsuko Nishida de Game Freak et dessiné par Ken Sugimori, il est apparu pour la première fois en 1996 dans les jeux vidéo Pokémon Vert et Pokémon Rouge. Il est ensuite devenu le personnage principal dans l’adaptation du jeu en série d’animation télévisuelle avec son dresseur Sacha (appelé Satoshi au Japon et Ash dans les pays anglophones). Réalisée par le studio tokyoïte OLM, le premier épisode a été diffusé sur TV Tokyo le 1er avril 1997. Depuis, Pikachu est devenu une icone de la culture Kawaï et orne même les flancs de trois avions de la compagnie All Nippon Airways !

Le Pokédex est une encyclopédie fictive sur les Pokémon. Elle récence toutes les créatures créées par la franchise. En effet, dans les jeux vidéo, l’objectif du joueur est de compléter le Pokédex en capturant un maximum de Pokémon. Le Pokédex a beaucoup évolué au cours du temps, du fait de l’apparition de nouvelles créatures. Dans les premières versions, il n’y avait que 150 créatures (codes couleurs vert, rouge et bleu). La version jaune est une amélioration des premières créatures. Sont ensuite apparus les Rubis, Saphir, Émeraude, Rouge Feu et Vert Feuille et suivantes. C’est à partir de cette 3ème génération de Pokémon que le Pokédex s’est scindé en deux partis : le Pokédex « local » (qui comporte le nom de la région où se déroule l'aventure) et le Pokédex national. Cela explique le sous-titre de notre ouvrage : de Kanto à Aloha. Cette édition réunie en effet 7 Pokédex en un seul, soit 7 régions : Kanta, Johto, Hoenn, Sinnoh, , Unys, Kalos et Aloha.


Pokédex, de Kanto à Alola. P8-9


Les premières pages du Pokédex présentent les créatures par type (Dragon, Fée, Insecte, Glace, Poison, Psy…). Par exemple, Pikachu dans le nom évoque le couinement d’une souris et le scintillement de l’électricité, appartient type « Electrik » de couleur jaune. A chaque Type correspond en effet une couleur (violet pour les spectres, marron pour les sols, etc). 

Les pages suivantes répertorient tous les Pokémon par région. Chacun dispose d’une fiche d’identité indiquant son nom, le type auquel il appartient et sa région. Le Pokédex renseigne également ses lecteurs sur le milieu naturel du Pokémon capturé, sa taille, son poids, son talent particulier et son pouvoir d’attaque. Il montre enfin son évolution. Pikachu, par exemple, évolue en Raichu. Il faut noter, qu’à chaque Pokémon est associé une Poké Ball (il s’agit d’un appareil sphérique que les dresseurs utilisent dans les jeux-vidéo pour capturer les créatures). A la fin du livre, il y a un index des Pokémon par ordre alphabétique.


Pokédex, de Kanto à Alola. P168-169


J’imagine qu’il faut être fan de Pokémon pour acheter ce genre d’ouvrage … mais quand même ! Il est clair que les auteurs n’ont pas pensé aux parents néophytes qui souhaitent savoir à quoi jouent leurs enfants. Un mode d’emploi et une introduction avec un historique succinct de la franchise auraient été bienvenus. En fait, il s’agit visiblement d’inciter les curieux à acheter l’Encyclopédie qui fournit toutes les informations sur l’origine de l’univers Pokémon.

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur l’Univers des Pokémon (sans dépenser plus), je recommande la section Pokepedia de Wikipédia. On y trouve des informations sur les jeux vidéo et tous ses produits dérivés : dessins animés, mangas, cartes à jouer, ainsi qu’une section dédiée aux Pokémon (par type, génération, sexe…). Sinon, il y a un Pokédex en ligne sur le site de la marque.

📌Pokédex, de Kanto à Alola. Hachette, 464 p.  (2017) 


Mon premier Larousse de l'Histoire. Anne-Marie Le Lorrain

 

Mon premier Larousse de l'Histoire. Anne-Marie Le Lorrain


Mon premier Larousse de l’histoire s’adresse aux enfants de maternelle et de primaire. Il présente un panorama de l’histoire de l’humanité, depuis les temps préhistoriques jusqu’à nos jours. Les jeunes lecteurs sont ainsi propulsés d’époques en espaces géographiques grâce à une série de brefs chapitres ne dépassant jamais une double page. 


Mon premier Larousse de l'Histoire. Anne-Marie Le Lorrain


Ils voyagent ainsi, en sauts de puces, découvrant la terre des dinosaures, l’Egypte des pharaons, la Terre promise, la Grande Muraille de Chine, Pompéi, les châteaux forts, le château de Versailles, la conquête de l’Ouest…. A chaque étape, ils sont guidés par une échelle de personnages qui leur permet de se repérer dans la chronologie. Une courte introduction de 3 ou 4 lignes rappellent le contexte et de grandes illustrations viennent compléter les textes. 


Mon premier Larousse de l'Histoire


On parle aussi beaucoup des hommes, qu’ils soient connus (Alexandre le Grand, Christophe Colomb, Soliman le Magnifique, Napoléon1er…) ou anonymes (les Gaulois, les Incas, les pionniers, les pirates et les corsaires…). La mythologie et les religions sont également abordées à travers la vie de Bouddha, les dieux égyptiens, la mythologie grecque, une présentation de la Bible, un portrait de Mahomet, etc. La dernière partie du livre met surtout l’accent sur les grandes inventions et les avancées de la science. Enfin, à la fin du manuel, on trouve un mini glossaire et un Index.

 

Mon premier Larousse de l'Histoire. Anne-Marie Le Lorrain


A ma connaissance, il existe très peu d’ouvrages aussi complet (c’est-à-dire en un seul volume) sur l’histoire du monde s’adressant à de si jeunes enfants (la tranche d’âge annoncée est de 4 à 7 ans). Il existe des collections présentant des ouvrages thématiques, c’est-à-dire un livre par sujet ou période historique. Je pense, par exemple, à Mes premières découvertes chez Gallimard (3/6 ans) ou la série Mes p’tites questions chez Milan (6/10 ans). Pour les lecteurs un peu plus grands, on peut mentionner Ma première histoire de France dans la collection Bescherelle chez Hatier (à partir de 8 ans). A noter également, la collection inspirée de l’émission Secrets d’histoire chez Larousse qui comprend des livres et des jeux pour les enfants à partir de 8 ans

📌Mon premier Larousse de l'Histoire. Anne-Marie Le Lorrain. Larousse, 160 p. (2020)


Voir le monde sans quitter la France. Collectif

Voir le monde sans quitter la france


 Voir le monde sans quitter la France ? Les auteurs de ce guide (Céline Fion, Natasha Penot, Jean Tiffon et Mélody Denturck) nous proposent en effet une alternative aux voyages longues distances. La proposition est alléchante surtout après la période tourmentée que nous venons de vivre. Evidemment, il y a des tonnes de raisons de rester en France pendant ses congés, hormis les contraintes d’une crise sanitaire et d’un confinement. 

Vous avez oublié de renouveler votre passeport ? Votre budget vacances est un peu serré ? Vous n’avez plus beaucoup de jours de congés ? Vous avez peur de l’avion ? Vous êtes soucieux de l’environnement ou vous souhaiter réduire votre impact sur les émissions de gaz à effet de serre ? Voici l’ouvrage idéal pour organiser votre prochain voyage. Vous n’y trouverez pas moins d’une cinquantaine de plan B aux déplacements à l’étranger. 


Voir le monde sans quitter la France. P70-71


Découvrez le plateau des Mille Etangs dans les Vosges qui ressemble à s’y méprendre au lac Saimaa en Finlande, l’archipel des Glénan en Bretagne qui a un petit air de Bora-Bora en Polynésie française ou les gorges de Kakuetta au Pays Basque qui rappellent tellement les paysages de la province de Cuzco au Pérou. Visitez le parc oriental de Maulévrier en Anjou, la réserve africaine de Sigean près de Narbonne ou le Colorado provençal de Rustrel en Provence… Autant de destinations dépaysantes sans quitter l’Hexagone ! 

L’ouvrage est très bien fait. Il se compose de 6 parties : 5 sont consacrés aux grandes zones géographiques du monde (Europe, Afrique, Amérique, Asie et Océanie) tandis que le dernier est dédié exclusivement à Paris, la cosmopolite. Pour chaque destination alternative, il y a une entrée avec une photo de la destination-référence à l’étranger et une photo du lieu-sosie en France. Sur la double page suivante, les auteurs présentent une brève description du lieu, des informations pratiques (quand partir ? Comment s’y rendre ?), des propositions de sorties ou de visites ainsi que des bonnes adresses (logement, restauration, etc). Un index, à la fin du livre, permet de retrouver rapidement les destinations qui nous intéressent.


Voir le monde sans quitter la France. P114-115


Par exemple, les pages dédiés au plateau de l’Aubrac, dont le décor rappelle les paysages de Mongolie, les auteurs suggèrent un circuit de randonnée de 38 km à parcourir en deux jours. Pour bien s’immerger dans l’ambiance de la vallée asiatique de l’Orkhon, ils fournissent les coordonnées du Pré aux Yourtes, un complexe s’inspirant de l’habitat traditionnel mongol. Autre destination, autre ambiance. La région du lac de Saint-Point dans le Jura est surnommée la petite Sibérie à cause de son climat. En hiver, chars à glace et patineurs se croisent sur le plan d’eau comme sur le légendaire lac Baïkal en Russie. On peut aussi sauter dans un traîneau à chiens et dormir dans une hutte en bois. Le guide fourmille de lieux insolites et d’activités originales comme celle-ci : se promener dans le parc de la montagne des singes en Alsace et dormir dans les arbres à la lisière de la forêt de Taennchel, se rendre dans la bambouseraie d’Anduze dans les Cévennes et randonner avec un âne dans la vallée du Gardon de Mialet, etc.

La dernière partie de l’ouvrage, consacrée aux bonnes adresses parisiennes, est un melting-pot de découvertes culturelles, gastronomiques et ludiques. On apprend ainsi où acheter des tissus wax, plonger dans un bain nordique, manger des Pão de Queijo, débusquer des répliques de la statues de la liberté…


Voir le monde sans quitter la France. P214-215


Pour ma part, j’ai déjà visité plusieurs lieux cités dans ce guide. Le parc de Maulévrier, le ravin de Corboeuf en Haute-Loire et les orgues d’Ille-sur-Têt sont vraiment bluffants. Je suis un peu plus réservée concernant la presqu’île de Crozon, les gorges du Verdon ou les hortillonnages d’Amiens. Ces endroits sont magnifiques mais leur ressemblance avec des destinations exotiques est moins évidente (même si les photos offrent des points de vue convaincants). L’ouvrage ne se veut pas exhaustif et rien n’empêche d’y adjoindre ses propres adresses. Je ne crois pas que le lac du Bouchet en Auvergne (dont les rives rappellent les paysages canadiens), soit cité, par exemple. Je pense aussi au Sentier des ocres dans le Lubéron (avec ses airs de Far-West), la cité lacustre de Port Grimaud en Provence (surnommée la « Venise provençale ») ou le quartier chinois dans le 13ème arrondissement de Paris… 

Voir le monde sans quitter la France est le premier volume paru dans la collection Voir Autrement chez Hachette. A ce jour deux autres titres ont été publiés : Voir la France loin de la foule (208 pages, 2021) et Voir la France Tout nu (192 pages, 2021). Cela promet encore de nombreuses aventures sans passer les frontières… Alors qui veut faire un tour du monde en France ?

📌Voir le monde sans quitter la France. Céline Fion, Natasha Penot, Jean Tiffon et Mélody Denturck. Hachette, 220 p. (2020)


Les petits guides de poche chez Piccolia

Les petits guides de poche chez Piccolia Les oiseaux


Voilà, c’est l’été ! Tout le monde va enfin pouvoir aller se dégourdir les jambes dans la nature. Comme les enfants sont de petits êtres extrêmement curieux, ils posent mille questions à leurs parents. Alors en admettant que nous soyons super intelligents et cultivés, nous ne sommes pas omniscients pour autant. Il va donc falloir trouver des anti-sèches, ou mieux, des guides adaptés aux enfants. 

Les meilleurs, selon moi, sont ceux publiés chez Piccolia dans la collection Petit guide de poche. Ils sont petits et légers donc très facilement transportables. Il y a de nombreuses illustrations et la présentation est très claire et pédagogique. La série compte une douzaine de titres (Les fleurs, les papillons, les animaux sauvages, les chiens, l’espace…) qui ont été traduits en plusieurs langues. Le seul hic, et non des moindres, c’est que les éditions Piccolia ont été placées en liquidation judiciaire en 2019. On ne trouve plus leurs livres que dans les librairies qui les auraient encore en stock. Les Petits guides, quant à eux, sont définitivement épuisés. Il faut donc les chercher chez les libraires d’occasion. Du coup, les prix peuvent s’envoler. Aussi je précise ici qu’ils coûtent à l’origine 4,95 euros.


Les petits guides de poche chez Piccolia. Les arbres


Dans notre bibliothèque familiale, nous avons quatre titres de la collection : Les arbres, les oiseaux, les littoraux et les dinosaures. Le principe est toujours le même. Un opus de 56 pages qui présente et permet d’identifier 50 espèces ou spécimens. Chacun comporte une introduction en deux parties. Par exemple, habitat du littoral et faune & flore pour le guide des littoraux, ou l’ère des dinosaures et anatomie pour le guide des dinosaures. A la fin de chaque livre, il y a également un petit glossaire.

Le guide dédié aux arbres est divisé en 5 parties qui s’appuient sur l’observation des feuilles : feuille ovale, feuille longue, feuille digitée, feuille composée et feuille en aiguille. Les bords colorés permettent de se repérer rapidement dans les différentes parties. Par ailleurs, il y a une page par type d’arbre. On y trouve un rapide descriptif, un encadré avec le résumé des principales caractéristiques et des illustrations.


Les petits guides de poche chez Piccolia. Les dinosaures


Le guide consacré aux oiseaux compte 13 parties dont Grives & rouges-gorges, corvidés & étourneaux, Bergeronnettes, gobe-mouches & jaseurs, mésanges, rapaces, etc. Comme pour les arbres, il y a une page par spécimen, un bref descriptif et les principales caractéristiques de l’oiseau. La nouveauté est l’illustration qui permet de comparer la taille de l’oiseau à celle d’un chat. 

Le guide sur les littoraux comprend 8 sections : poissons, algues, échinodermes & anémones de mar, mollusques, plantes, crustacés, insectes & oiseaux. Là encore, l’enfant peux comparer la dimension de l’espèce observée grâce à un dessin avec la taille d’une main.


Les petits guides de poche chez Piccolia. Les littoraux


Le guide sur les dinosaures enfin est organisé en fonction des périodes préhistoriques : Trias, jurassique et Crétacé. Comme pour les ouvrages précédents, le livre présente un spécimen par page avec une description, ses mensurations par rapport à l’homme (illustration) et une fiche d’identité en encadré qui précise ses caractéristiques. 

Les guides Piccolia sont destinés aux enfants de 6 à 8 ans. S’il fallait leur trouver un équivalent, je pense qu’on pourrait citer la collection des Carnets de Nature chez Milan. Ils ne sont pas très épais puisque la couverture est brochée (souple) et compte une quarantaine de pages. En revanche, ils sont plus grands que les guides Piccolia (format A4 contre A5) donc moins faciles à transporter. Ils comptent une quinzaine de volumes et sont plus spécialisés. Par exemple, il y a un guide sur les oiseaux du bord de mer, un guide sur les oiseaux des montagnes et autres sur les oiseaux des jardins. Parmi les thématiques proposées, il y a également l’orientation, les traces & empreintes ou encore la pêche en eau douce. Ces livres s’adressent aux enfants à partir de 6 ans.


Les petits guides de poche chez Piccolia


Le guide nature : Les fleurs sauvages

Le guide nature : Les fleurs sauvages


 📝Voici un petit guide à glisser dans votre sac, lors de vos prochaines sorties. Il mesure 18 cm de haut et 14 cm de large, ce qui en fait un format de poche bien pratique. Il est néanmoins bien plus épais (soit 165 pages) que les guides Piccolia dont nous avons déjà parlé. Il faut dire que les guides nature, publié chez Salamandre, s’adresse à un large public tandis que les Piccolia étaient destinés aux enfants. La collection compte une dizaine de titres dont Les fleurs sauvages, Les oiseaux, Les petites bêtes, A la campagne, Au jardin, etc.

Dans cet ouvrage, les fleurs sont classées par famille (Graminées, orchidées, jonc et laiches…), par milieu (potager, prairie, haute-montagne) et par sens (printanières, odorantes, comestibles…). En guise d’introduction, les auteurs proposent une liste répertoriant le matériel nécessaire à l’observation des fleurs, ainsi que des règles d’or à respecter au quotidien pour préserver les plantes.


Le guide nature : Les fleurs sauvages. P2-3


A l’intérieur des différents chapitres, chaque fleur possède une fiche d’identification succincte. Des symboles et abréviations permettent de visualiser les informations principales sans surcharge. Cela facilite grandement la lisibilité de l’ouvrage.  Ainsi pour chaque fleur, les auteurs ont indiqué sa taille, la forme des feuilles, l’aspect des fruits, la date de floraison, le(s) pays dans le(s)quel(s) on les trouve fréquemment, le lieu où on elles poussent (milieu forestier, milieu sec…) etc.

Pour les explorateurs en herbe, les éditions Salamandre publient également des magazines destinés aux enfants : La petite Salamandre (4-7 ans) et La Salamandre Junior (8-12 ans), ainsi que des cahiers nature par saison (Automne-hiver, Printemps-été et Eté). Autant de petits usuels à emporter lors de vos sorties en pleine nature. Pour rendre vos promenades interactives, il y a enfin Mon carnet nature. On peut y noter des informations collectées lors de ses observations, dessiner des spécimens, coller des échantillons… bref, un outil indispensable pour les petits enquêteurs en herbe.


Le guide nature : Les fleurs sauvages. P14-15


📌Le guide nature : Les fleurs sauvages. Salamandre, 112 p. (2019)

Football, histoire d'une passion. Hugh Hornby

 Football, histoire d'une passion. Hugh Hornby


La France n’a pas gagné l’UEFA Euro 2020, mais on ne va pas bouder son plaisir pour autant. Bien au contraire ! C’est peut-être le moment pour les petits passionnés du ballon rond de se plonger dans Football, histoire d’une passion chez Gallimard jeunesse. Publié ans la superbe collection des Yeux de la découverte, cet ouvrage propose une rétrospective qui s’appuie sur de nombreux documents, dont une bonne partie est issue de la collection du musée du football à Londres. Il s’adresse aux enfants à partir de 9 ans.

En 32 chapitres courts, Hugh Hornby, l’auteur, aborde tous les aspects de ce sport universel. Au sommaire, il y a une brève histoire du football, un rappel des règles du jeu, puis une présentation des éléments principaux, à savoir le terrain, le stade, la tenue, les grands clubs… sans oublier les hommes et les femmes qui font vivre le ballon rond : l’arbitre, le gardien de but, les supporteurs et les étoiles du football (depuis Gordon Banks jusqu’à Lionel Messi, en passant par Diego Maradona, Zinedine Zidane et le roi Pelé). On parle aussi de techniques, de tactique et de science du football. Evidemment, il y a un chapitre dédié à la Coupe du monde et un autre consacré aux « grands pays du football » avec des fiches d’identité indiquant les trophées remportés, les noms des joueurs les plus sélectionnés, ceux des meilleurs buteurs de chaque équipe, etc... A la fin du livre, il y a des informations supplémentaires avec des adresses de sites Internet et des lieux à visiter (comme le musée du football dans le 16 -ème arrondissement de Paris), ainsi qu’un glossaire et un index.


Football, histoire d'une passion. Hugh Hornby. P70-71


A travers cette histoire du football, les enfants découvrirons un tas d’anecdotes passionnantes. Ainsi, saviez-vous que le football faisait partie de l’entrainement des soldats chinois au 3 -ème siècle de notre ère ? En effet, un manuel militaire chinois datant de cette époque mentionne le tsu chu (littéralement « frapper le ballon avec le pied »). De la même manière, Hugh Hornby nous apprend que le football féminin est né au 19 -ème siècle en Angleterre. Pendant la seconde guerre mondiale, les équipes féminines et masculines s’affrontaient lors de rencontres organisées par des associations caritatives. Autres questions : savez-vous comment on devient arbitre ? Que la taille et le poids du ballon a été standardisé en 1872 ? A cette époque, ils absorbaient tellement l’eau que le ballon était tout déformé et qu’un coup de tête pouvait être fatale au joueur ! Dernière anecdote : au début du 20 -ème siècle, les supporteurs exprimaient leur soutien aux joueurs avec des crécelles et des clochettes de patrouilleurs antiraid aérien ! 

Cette encyclopédie du football est largement illustrée. On y trouve toutes sortes de documents comme des reproductions de peintures, de dessins de presse, de journaux… ainsi que des photographies de joueurs ou de pièces de musée. Hugh Hornby, qui a fait des études d’histoire à l’université d’Oxford, a été le conservateur du National Football Museum pendant 6 ans. Il s’est spécialisé dans l’histoire du football et du bowling. Il a publié, entre autres, Uppies and Downies: The Extraordinary Football Games of Britain (2008) et  Bowled Over (2015).


Football, histoire d'une passion. Hugh Hornby.P46-47


Pour compléter cette lecture, je vous suggère l’ouvrage de Benoît Naci, intitulé Foot, maillots & écussons expliqués aux enfants. Vous trouverez aussi une liste de livres consacrés au football sur le site Internet de Gallimard. Concernant, les encyclopédies proprement dites, voici plusieurs ouvrages d’intérêt, ainsi qu’un jeu de société pour s’immerger totalement dans l’ambiance :

  • Le grand atlas du foot chez Milan (à partir de 5 ans)
  • Copain du foot chez Milan (à partir de 8 ans)
  • Le grand livre du foot aux Editions de La Martinière (dès 9 ans)
  • Escape Game Junior : Mission foot chez Larousse (à partir de 8 ans)

📌Football, histoire d'une passion. Hugh Hornby. Coll Les yeux de la découverte, Gallimard, 72 pages (2016)

Encyclopédie des animaux. Les yeux de la découverte

Encyclopédie des animaux. Les yeux de la découverte


 L’encyclopédie des animaux, dans la fameuse collection Les yeux de la découverte chez Gallimard, s’adressent aux enfants à partir de 9 ans. C’est une référence recommandée par les services de l’éducation nationale. Elle compte une cinquantaine de titres. Cette collection est complétée par une série d’encyclopédies dédiées à des sujets aussi variés que les Sciences, les Inventions, les Arts, les Religions, le Corps humain, l’Espace etc. 

L’encyclopédie consacrée aux animaux est un pavé de 300 pages, illustré de plus de 2 000 photographies et documenté de 600 fiches synthétiques. Au sommaire, il y a les mammifères, les oiseaux, les reptiles, les amphibiens, les poissons et les invertébrés. En guise d’introduction, les auteurs proposent un petit point sur le règne animal, à savoir une définition, une présentation de l’habitat, ainsi que des explications sur le comportement animal et son cycle de vie. Il y a enfin une parenthèse sur les animaux en danger (les causes et les actions à mener). A la fin de l’ouvrage, il y a un glossaire et un index très pratiques. 


Encyclopédie des animaux. Coll. Les yeux de la découverte. P66


A chaque animal correspond une fiche signalétique comprenant sa taille, son poids, son (ou ses) lieu(x) de résidence. De plus, un système d’icônes permet de repérer rapidement les informations essentielles sans surcharger la carte d’identité de l’animal. Dans chaque partie, il y a des sous-sections. Par exemple, chez les mammifères, on distingue les rongeurs (rat, mulot, chinchilla, gerbille…), les grands singes (gorille, orang-outang, gibbon, chimpanzé…), les félins (lion, tigre, guépard, panthère…), les baleines et dauphins (narval, marsouin, épaulard, cachalot…), etc. 

En résumé, L’encyclopédie Gallimard des animaux est un usuel complet avec un contenu très pédagogique et une présentation claire. Bref, un ouvrage à conserver dans la bibliothèque familiale et à compulser régulièrement. L’éditeur le recommande jusqu’au collège, mais l’ouvrage reste utile bien au-delà.


Coll. Les yeux de la découverte

Sur le même thème, il existe (la liste est non exhaustive) : 

  • L’encyclopédie des animaux dans la collection Questions/réponses chez Nathan (Dès 7 ans)
  • L’encyclopédie illustrée des animaux chez Milan (à partir de 7 ans)
  • Le Royaume des animaux : Classification scientifique des espèces animales chez Glénat (dès 6 ans)
  • La série Le livre extraordinaire chez Little Urban (à partir de 6 ans)
  • La collection Une saison au zoo chez Larousse qui comprend des mini atlas thématiques, des jeux et cahiers de vacances, des recueils d’histoires, des coloriages, des jeux de société…
  • La collection Défis Nature chez Bioviva. Il s’agit d’une série de jeux de société (cartes, escape games, etc).

📌Encyclopédie des animaux. Coll. Les yeux de la découverte, Gallimard, 300 p. (2017)