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Akita et les grizzlys. Caroline Solé & Gaya Wisniewski

Akita et les grizzlys. Caroline Solé & Gaya Wisniewski. Couverture

Akita et les grizzlys est un charmant petit livre sur la colère qui s’adresse aux jeunes lecteurs de 6 à 8 ans. Akita, l’héroïne, vit quelque part dans la forêt polaire avec son frère et ses parents. Aujourd’hui c’est son anniversaire ! Pour ses 7 ans, la petite fille voudrait conduire seule le traîneau familial mais son papa et sa maman ne sont pas d’accord. Ils ont peur de ses grizzlis… Les grizzlis se sont les colères d’Akita, celles qui la font crier et casser des choses… pour s’en débarrasser, il faut consulter la glooglooka, une sorte de guérisseuse qui vit dans une « glook » (mi-grotte mi-igloo) sombre, ronde et glacée. 

Akita et les grizzlys. Caroline Solé & Gaya Wisniewski. P26-27

Caroline Solé (autrice) & Gaya Wisniewski (dessinatrice) ont créé un univers onirique à hauteur d’enfant. Le texte est plein de sensibilité et les illustrations ont un charme suranné qui rappelle les albums d’une autre époque. Les couleurs douces et les traits tout en rondeurs donnent la sensation d’entrer dans un cocon de neige. Ses éléments servent parfaitement l’histoire, une sorte de conte initiatique qui aborde le thème des conflits intérieurs et de la difficulté à contrôler ses sentiments. Le roman a reçu le prix Pépite fiction Junior au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil en 2019. 

Akita et les grizzlys. Caroline Solé & Gaya Wisniewski. P74-75

Sur le même sujet, il y a Grosse colère de Mireille d’Allancé (dès 3 ans), un classique de la littérature enfantine.

📌Akita et les grizzlys. Caroline Solé & Gaya Wisniewski. Ecole des Loisirs, 82p. (2019)


Je vote ! Mark Shulman & Serge Bloch

 Je vote ! Mark Shulman & Serge Bloch


Alors ? Prêts pour les prochaines élections ? Vous, peut-être, mais les enfants, eux, se demandent sans doute à quoi peut bien rimer toute cette agitation. Le vote, la démocratie, la république… autant de concepts compliqués ces jeunes citoyens. Comment leur expliquer ces notions avec des mots simples, des exemples qui leur parlent et leur permettent de se projeter ? Je vote ! le livre de Mark Shulman (scénario) & Serge Bloch (illustrations), vous retira sans doute une épine du pied. 

Cet album illustré et plein d’humour, s’adresse aux enfants de 6 à 9 ans. S’inspirant de situations de la vie quotidienne, les auteurs expliquent, pas à pas, la citoyenneté aux jeunes lecteurs. Décider de manger une glace plutôt qu’un oignon, par exemple, c’est déjà un vote. Mais certains choix s’avèrent plus difficiles que d’autres. Préfères-tu déguster une glace ou un gâteau ? Difficile de se prononcer pour l’une ou l’autre option, n’est-ce pas ? Il faut alors évaluer les différentes possibilités. Et si on est plusieurs à voter, il faut discuter, trouver éventuellement un consensus. Lorsqu’il faut élire un délégué de classe, par exemple. Chaque candidat tentera de convaincre ses camarades qui est le meilleur pour assurer ce rôle. Et, pour gagner, il devra obtenir la majorité des voix. 

Après avoir aborder les notions essentiels, l’ouvrage explique les différentes étapes du vote des adultes (l’inscription sur les listes électorales, le bureau de vote…), puis présente les institutions de la France (le Président de la République, le Gouvernement…) et de l’Europe (les Députés Européens, les référendums...). Cet ouvrage a su convaincre bien des lecteurs y compris aux Etats-Unis, en Italie et à Taïwan où il semble avoir fait l’unanimité ! 

Pour ceux qui souhaiteraient approfondir la question ou étudier d’autres points de vue, il existe plusieurs ouvrages sur le même thème : 

  • Votez Leloup de Davide Cali & Magali Clavelet chez Casterman (dès 6 ans)
  • L'histoire du lion qui voulait être président de Martin Baltscheit & Marc Boutavant chez Glénat Jeunesse (dès 6 ans)
  • Votez Splat ! de Rob Scotton chez Nathan (dès 4 ans)
  • Max veut être délégué de classe de Dominique de Saint Mars et Serge Bloch chez Calligram (dès 6 ans)
  • Dessine-moi... ton président idéal de Dominique De Coster aux Editions du Rêve (dès 6 ans)
  • La présidente de Geoffroy de Pennart chez Kaléidoscope (à partir de 3/4 ans)

Mark Shulman est américain. Il est l’auteur de plus de 150 ouvrages pour la jeunesse. Serge Bloch, quant à lui, ne vous est sûrement pas inconnu. C’est l’illustrateur de la célèbre bande dessinée Max et Lili en collaboration avec Dominique de Saint-Mars (textes) chez Caligram et de la série SamSam chez Bayard éditions. 

📌Je vote ! Mark Shulman & Serge Bloch. Seuil Jeunesse, (2020)


Le Roi FootFoot. Alex Sanders

Le Roi FootFoot. Alex Sanders


 Je profite des deux récentes victoires de la France lors des matchs de qualification pour la Coupe du Monde de 2022 (contre le Kazakhstan et la Finlande), pour vous présenter un petit livre dédié au football.  Le Roi FootFoot d’Alex Sanders est album coloré destiné aux petits lecteurs de 3 à 6 ans. Il existe également une version pour les 6-7 ans dans la collection Folio Cadet.

Le roi FootFoot est un majestueux tigre, qui vient d’arriver au pays des rois et des reines. Cet animal-là est un super champion du ballon rond. FootFoot est aussi très apprécié des dames.  Et puis tout le monde aime le foot dans ce pays de châteaux ! C’est ainsi qu’un beau jour, la reine PanPanCuCu propose d’organiser un match de football opposant les reines aux rois. Les rois acceptent aussitôt de relever le défi. C’est le match du siècle ! 

Mon doudou adore la série des rois et des reines. Nous les avons souvent relus et toujours avec le même plaisir. La collection compte plusieurs dizaines de titres qui ont été réédités plusieurs fois, puis adaptés en version "Premières lectures" chez Folio Cadet. Les personnages ont tous un nom en relation avec leur activité principale ou leur trait de caractère dominant. Les dessins sont joyeux et les histoires pleines d’humour. Parmi nos titres favoris, il y a évidemment le roi NoëlNoël. On peut aussi citer quelques reines comme la Reine ProutProut, la Reine MamanManan ou la reine RoseRose. 

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, Alex Sanders n’est pas d’origine anglo-saxonne.  Il est né à Perpignan et a fait des études de cinéma à Bruxelles. Il vit aujourd’hui à Paris. Il travaille pour plusieurs maisons d’édition dont Gallimard, L’école des loisirs et Casterman. Alex Sanders a été récompensé par Prix Bernard Versele 2000 pour Mon affreux papa et le par le Prix de la Ville de Cherbourg-Octeville en 2003 pour Bob mon amour. Il est en particulier l’illustrateur de Pop (textes de Pierrick Bisinski) et l’auteur de la série Lulu le petit lapin ainsi que du Piratosaure

Pour les adeptes du ballon rond, petits et grands, Gallimard propose une liste de lecture dédiée au football. Parmi les titres proposés, il y a Le Piratosaure Vainqueur de la Coupe !

📌Le Roi FootFoot. Alex Sanders. Giboulées, 28 p. (rééd. 2018) & Folio Cadet, 32 p. (2010)


Max et Lili. D. de Saint Mars et S. Bloch

N°21 max a la passion du foot


 Pour ceux qui ne connaissent pas encore Max et Lili, précisons qu’ils sont les héros d’une collection de mini bandes dessinées en format de poche qui permettent d’aborder tous les sujets de la vie quotidienne. La série, qui s’adresse aux enfants à partir de 6 ans, compte déjà 126 titres parmi lesquels : Max et Lili ont peur du noir (tome 122), Lili est stressée par la rentrée (tome 97), Max et Lili sont fans de marques (tome 85), Max se fait insulter à la récré (tome 67), Grand-père est mort (tome 19), Les parents de Zoé divorcent (tome 5) … bref, il y a un titre pour chaque situation. Le modèle est toujours le même : une BD de moins de 40 pages, suivie d’un petit livret illustré de 5-6 pages avec un questionnaire permettant à l’enfant d’évoquer sa propre expérience. 

Les enfants aiment beaucoup ces petites bandes dessinées. Elles sont rapides à lire et ils peuvent s’identifier aux personnages. Il y a toujours un sujet qui les touche, qu’il soit anodin ou plus compliqué à aborder. Il ne s’agit pas de faire la morale aux enfants mais plutôt de les inciter s’interroger et à s’exprimer. Selon les thématiques abordées, il s’agit aussi de comprendre pourquoi on agit de telle ou telle manière et aussi de montrer que les actes ont des conséquences bonnes ou mauvaises sur les évènements ou sur nos proches.


Max raconte des bobards


Par exemple, dans Max raconte des bobards, les auteurs montrent que les mensonges sont une manière de se rassurer, de s’inventer une personnalité que les autres peuvent admirer. Ainsi, Max qui est en vacances à la mer, n’arrête pas de frimer et de raconter des histoires pour épater la galerie. Cela exaspère sa sœur Lili et surtout cela finit par se retourner contre lui. Lorsqu’il ment sur son âge au cinéma, il est obligé de payer son ticket plein tarif alors qu’il aurait pu entrer gratuitement. Et lorsqu’une jeune fille est coincée sur un rocher par la marée montante, personne ne veut le croire. Il doit aller la secourir lui-même.

Dans Max ne respecte rien, le petit garçon a décidé de se comporter comme un caïd pour se venger de Lili qui l’a humilié devant ses copains. Il apprend rapidement à ses dépends que manquer de respect à ses proches n’est pas la meilleure des solutions. A l’école, il est puni plusieurs fois par le directeur. A la maison, Max se comporte comme un véritable goujat. A la fin, papie décide de le prendre entre quatre yeux pour lui rappeler quelques règles de vie.


Max a la passion du foot


Max a la passion du foot aborde un sujet bien plus léger… du moins en apparence car les auteurs rappellent que c’est un sport nécessitant beaucoup d’efforts et qui permet de se surpasser. En effet, au début de l’histoire, Max est souvent ignoré par les autres joueurs de l’équipe. Ceux-ci considèrent qu’il joue vraiment trop mal et ne lui passe jamais la balle. Une occasion de s’illustrer se présente néanmoins à lui lorsque son équipe doit affronter celle de l’école Victor Hugo. Bien qu’il ne soit qu’un remplaçant parmi d’autres, Max s’entraîne tout le week-end.

Il existe de nombreux produits dérivés autour de l’univers de Max et Lili : jeux de société, Livres-jeux, carnets, agendas et même une collection d’applications pour tablettes et smartphones. La série n’est pas sans rappeler un autre duo de BD : les fameux Tom-Tom et Nana, dont les gags ont régalé des générations de petits lecteurs. Néanmoins cette collection n’a pas de vocation pédagogique particulière.


Max et Lili. D. de Saint Mars et S. Bloch


📌Max et Lili. Dominique de Saint Mars et Serge Bloch. Caligram, 126 vol. (2004-2021)

Pokédex, de Kanto à Alola

Pokédex, de Kanto à Alola


 Le Pokédex est la bible des petits chasseurs de Pokémon. Pour comprendre de quoi il s’agit exactement, je vous propose de tout reprendre depuis le début, à savoir depuis l’origine de la pandémie de Pokémania. 

La pokémania touche pratiquement tous les enfants de primaire et parfois même de maternelle. Pour la petite histoire, sachez que le phénomène est né en 1999 à la sortie du jeu vidéo développé par Game Freak, sous la direction de Satoshi Tajiri, et édité par Nintendo : Pokémon Rouge et Bleu. Celui-ci s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires, ce qui en fait un record des ventes dans l’histoire du jeu vidéo. Depuis la franchise s’est élargie à de nombreux produits dérivés dont les cartes à collectionner. 


Pokédex, de Kanto à Alola


Le nom de Pokémon est né de la contraction de deux mots japonais romanisés, « Poketto Monsutā », littéralement « Monstres de poche ». Il existe près de 900 espèces fictionnelles de Pokémon (le mot est invariable) réparties en 8 générations. La star et la mascotte des Pokémon est Pikachu. Créé par Atsuko Nishida de Game Freak et dessiné par Ken Sugimori, il est apparu pour la première fois en 1996 dans les jeux vidéo Pokémon Vert et Pokémon Rouge. Il est ensuite devenu le personnage principal dans l’adaptation du jeu en série d’animation télévisuelle avec son dresseur Sacha (appelé Satoshi au Japon et Ash dans les pays anglophones). Réalisée par le studio tokyoïte OLM, le premier épisode a été diffusé sur TV Tokyo le 1er avril 1997. Depuis, Pikachu est devenu une icone de la culture Kawaï et orne même les flancs de trois avions de la compagnie All Nippon Airways !

Le Pokédex est une encyclopédie fictive sur les Pokémon. Elle récence toutes les créatures créées par la franchise. En effet, dans les jeux vidéo, l’objectif du joueur est de compléter le Pokédex en capturant un maximum de Pokémon. Le Pokédex a beaucoup évolué au cours du temps, du fait de l’apparition de nouvelles créatures. Dans les premières versions, il n’y avait que 150 créatures (codes couleurs vert, rouge et bleu). La version jaune est une amélioration des premières créatures. Sont ensuite apparus les Rubis, Saphir, Émeraude, Rouge Feu et Vert Feuille et suivantes. C’est à partir de cette 3ème génération de Pokémon que le Pokédex s’est scindé en deux partis : le Pokédex « local » (qui comporte le nom de la région où se déroule l'aventure) et le Pokédex national. Cela explique le sous-titre de notre ouvrage : de Kanto à Aloha. Cette édition réunie en effet 7 Pokédex en un seul, soit 7 régions : Kanta, Johto, Hoenn, Sinnoh, , Unys, Kalos et Aloha.


Pokédex, de Kanto à Alola. P8-9


Les premières pages du Pokédex présentent les créatures par type (Dragon, Fée, Insecte, Glace, Poison, Psy…). Par exemple, Pikachu dans le nom évoque le couinement d’une souris et le scintillement de l’électricité, appartient type « Electrik » de couleur jaune. A chaque Type correspond en effet une couleur (violet pour les spectres, marron pour les sols, etc). 

Les pages suivantes répertorient tous les Pokémon par région. Chacun dispose d’une fiche d’identité indiquant son nom, le type auquel il appartient et sa région. Le Pokédex renseigne également ses lecteurs sur le milieu naturel du Pokémon capturé, sa taille, son poids, son talent particulier et son pouvoir d’attaque. Il montre enfin son évolution. Pikachu, par exemple, évolue en Raichu. Il faut noter, qu’à chaque Pokémon est associé une Poké Ball (il s’agit d’un appareil sphérique que les dresseurs utilisent dans les jeux-vidéo pour capturer les créatures). A la fin du livre, il y a un index des Pokémon par ordre alphabétique.


Pokédex, de Kanto à Alola. P168-169


J’imagine qu’il faut être fan de Pokémon pour acheter ce genre d’ouvrage … mais quand même ! Il est clair que les auteurs n’ont pas pensé aux parents néophytes qui souhaitent savoir à quoi jouent leurs enfants. Un mode d’emploi et une introduction avec un historique succinct de la franchise auraient été bienvenus. En fait, il s’agit visiblement d’inciter les curieux à acheter l’Encyclopédie qui fournit toutes les informations sur l’origine de l’univers Pokémon.

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur l’Univers des Pokémon (sans dépenser plus), je recommande la section Pokepedia de Wikipédia. On y trouve des informations sur les jeux vidéo et tous ses produits dérivés : dessins animés, mangas, cartes à jouer, ainsi qu’une section dédiée aux Pokémon (par type, génération, sexe…). Sinon, il y a un Pokédex en ligne sur le site de la marque.

📌Pokédex, de Kanto à Alola. Hachette, 464 p.  (2017) 


Les aventures de la famille Mellops. Tomi Ungerer

Les aventures de la famille Mellops. Tomi Ungerer


 Les Mellops sont une famille de cochons bien sympathiques et un brin casse-cou. Monsieur ne manque jamais une occasion d’entraîner ses quatre fils (Ferdinand, Isidore, Félix, Casimir) dans une nouvelle aventure. Qu’il s’agisse de déterrer un trésor dans une île déserte lointaine, de fabriquer un système de forage pour pomper du pétrole ou encore de descendre dans une sombre crevasse pour y débusquer des contrebandiers, notre fratrie ne rechigne jamais à répondre à l’appel de son géniteur. Le clan se met souvent en danger mais il est toujours récompensé par un gâteau à la crème de Mme Mellops. Et ça, ça vaut toutes les péripéties du monde !

Nous avons reçu ce recueil de nouvelles de Tomi Ungerer par l’intermédiaire de notre abandonnement Livres-Max à L’école des loisirs (cette formule annuelle permet de recevoir 8 ouvrages, entre les mois de novembre et juin, sélectionnés en fonction de l’âge de l’enfant). Cette édition spéciale ne contient que trois nouvelles alors que l’anthologie disponible en librairie en présente cinq : Les Mellops font de l'avion, Les Mellops trouvent du pétrole, Les Mellops fêtent Noël, Les Mellops spéléologues, et Les Mellops à la recherche du trésor sous-marin. Pratiquement toutes les histoires ont d’abord été publiées dans la collection Lutin Poche, (entre 1979 et 1980) sauf la dernière qui est inédite. Les premières versions sont parues en anglais. The Mellops Go Flying (Les Mellops font de l'avion) est en effet le premier livre pour enfant de Tomi Ungerer. Il a été publié en 1957 chez Harper and Row. Il a ensuite été traduit dans plus de 30 langues.


Les aventures de la famille Mellops. Tomi Ungerer. P12-13


Tomi Ungerer (1931-2019), qui est d’origine alsacienne, a longtemps vécu aux Etats-Unis, puis au Canada et en Irlande. Ecrivain et illustrateur, il est l’auteur des Trois Brigands, le célèbre roman qui a été adapté en film d’animation par Hayo Freitag en 2007. Mon doudou et moi sommes super-fan de ce film. Nous espérions donc en retrouver la magie de ce recueil de nouvelles. Nous y avons en effet partagé un grand plaisir de lecture. Les dessins sont relativement sobres mais servent très bien ces histoires qui usent parfaitement des codes de la littérature enfantine. Cet ouvrage est recommandé pour les enfants de 6 à 8 ans. Tomi Ungerer est également l’auteur de Jean de la Lune, l’album jeunesse, adapté à l’écran en 2012 par Stephan Schesch. 

📌Les aventures de la famille Mellops. Tomi Ungerer. L’école des loisirs, 172 p. (2008)


Le fantôme du château. Tredez & Riemann

Le fantôme du château. Tredez & Riemann


 Le fantôme du château est paru dans la série Mes premières enquêtes qui s’adresse aux enfants à partir de 6 ans. La collection compte déjà une douzaine de titres, parmi lesquels : La nuit au manoir, Le passage secret ou Le monstre du lac. Ces romans s’adressent aux détectives en herbe qui commencent à lire tout seuls. Les histoires sont courtes (40 pages pour Le fantôme du château) et le vocabulaire adapté aux jeunes lecteurs. De plus, le texte est écrit assez gros avec beaucoup de dialogues et d’illustrations. On peut dire qu’il y a une petite partie interactive puisque les petits enquêteurs sont invités à résoudre des rébus simples. 

Dans ce tome, nous faisons la connaissance d’Enzo, un petit garçon en visite au château de Rochebrune avec ses parents et son chien Max. Lors de la visite guidée, l’attention de notre héros est attirée par une fillette de son âge appelée Chloé. Les enfants échangent quelques mots à propos de Max avant que Chloé ne s’évapore dans les airs. Néanmoins, la petite fille a eu le temps de transmettre un message codé à son nouvel ami. Enzo et son chien partent immédiatement sur les traces de la disparue… invitant le lecteur à les suivre dans cette aventure. 


Mes premières enquêtes : Le fantôme du château. Emmanuel Tredez et Maud Riemann. P4-5


Le fantôme du château est une lecture agréable, qui combine un brin de suspense avec une petite dose de frisson. Les énigmes à résoudre son relativement faciles ce qui évite les frustrations. De toute façon, il n’est pas nécessaire de résoudre les devinettes pour avancer dans l’histoire. 

Pour les enfants qui n’aiment pas particulièrement les romans à suspense, les éditions Auzou proposent d’autres séries adaptées aux lecteurs débutants comme Bienvenue au Poney Club ou Kat Megawatt. Sinon, pour les apprentis détectives, il existe plusieurs collections de romans à suspense. J’en ai sélectionné quelques-unes avec des tranches d’âge différentes mais la liste n’est pas exhaustive :  

  • Collection Je mène l’enquête chez Gründ (à partir de 7 ans)
  • Collection Qui est-ce chez Dragon d’or (à partir de 7 ans)
  • Série Mes enquêtes à l’école des détectives chez Auzou (dès 7 ans)
  • Série Les apprentis détectives chez Rageot (dès 8 ans)
  • Collection Enquêtes à la loupe chez Fleurus (dès 8 ans)
  • Série Enquêtes à la montagne chez Bayard (dès 8 ans)
  • Série Les mystères dont vous êtes le héros chez Rageot (dès 10 ans)
  • Série Mène ton enquête chez Fleurus (à partir de 10 ans)


📌Mes premières enquêtes : Le fantôme du château. Emmanuel Tredez et Maud Riemann. Auzou, 40 p. (2016)


Les petits guides de poche chez Piccolia

Les petits guides de poche chez Piccolia Les oiseaux


Voilà, c’est l’été ! Tout le monde va enfin pouvoir aller se dégourdir les jambes dans la nature. Comme les enfants sont de petits êtres extrêmement curieux, ils posent mille questions à leurs parents. Alors en admettant que nous soyons super intelligents et cultivés, nous ne sommes pas omniscients pour autant. Il va donc falloir trouver des anti-sèches, ou mieux, des guides adaptés aux enfants. 

Les meilleurs, selon moi, sont ceux publiés chez Piccolia dans la collection Petit guide de poche. Ils sont petits et légers donc très facilement transportables. Il y a de nombreuses illustrations et la présentation est très claire et pédagogique. La série compte une douzaine de titres (Les fleurs, les papillons, les animaux sauvages, les chiens, l’espace…) qui ont été traduits en plusieurs langues. Le seul hic, et non des moindres, c’est que les éditions Piccolia ont été placées en liquidation judiciaire en 2019. On ne trouve plus leurs livres que dans les librairies qui les auraient encore en stock. Les Petits guides, quant à eux, sont définitivement épuisés. Il faut donc les chercher chez les libraires d’occasion. Du coup, les prix peuvent s’envoler. Aussi je précise ici qu’ils coûtent à l’origine 4,95 euros.


Les petits guides de poche chez Piccolia. Les arbres


Dans notre bibliothèque familiale, nous avons quatre titres de la collection : Les arbres, les oiseaux, les littoraux et les dinosaures. Le principe est toujours le même. Un opus de 56 pages qui présente et permet d’identifier 50 espèces ou spécimens. Chacun comporte une introduction en deux parties. Par exemple, habitat du littoral et faune & flore pour le guide des littoraux, ou l’ère des dinosaures et anatomie pour le guide des dinosaures. A la fin de chaque livre, il y a également un petit glossaire.

Le guide dédié aux arbres est divisé en 5 parties qui s’appuient sur l’observation des feuilles : feuille ovale, feuille longue, feuille digitée, feuille composée et feuille en aiguille. Les bords colorés permettent de se repérer rapidement dans les différentes parties. Par ailleurs, il y a une page par type d’arbre. On y trouve un rapide descriptif, un encadré avec le résumé des principales caractéristiques et des illustrations.


Les petits guides de poche chez Piccolia. Les dinosaures


Le guide consacré aux oiseaux compte 13 parties dont Grives & rouges-gorges, corvidés & étourneaux, Bergeronnettes, gobe-mouches & jaseurs, mésanges, rapaces, etc. Comme pour les arbres, il y a une page par spécimen, un bref descriptif et les principales caractéristiques de l’oiseau. La nouveauté est l’illustration qui permet de comparer la taille de l’oiseau à celle d’un chat. 

Le guide sur les littoraux comprend 8 sections : poissons, algues, échinodermes & anémones de mar, mollusques, plantes, crustacés, insectes & oiseaux. Là encore, l’enfant peux comparer la dimension de l’espèce observée grâce à un dessin avec la taille d’une main.


Les petits guides de poche chez Piccolia. Les littoraux


Le guide sur les dinosaures enfin est organisé en fonction des périodes préhistoriques : Trias, jurassique et Crétacé. Comme pour les ouvrages précédents, le livre présente un spécimen par page avec une description, ses mensurations par rapport à l’homme (illustration) et une fiche d’identité en encadré qui précise ses caractéristiques. 

Les guides Piccolia sont destinés aux enfants de 6 à 8 ans. S’il fallait leur trouver un équivalent, je pense qu’on pourrait citer la collection des Carnets de Nature chez Milan. Ils ne sont pas très épais puisque la couverture est brochée (souple) et compte une quarantaine de pages. En revanche, ils sont plus grands que les guides Piccolia (format A4 contre A5) donc moins faciles à transporter. Ils comptent une quinzaine de volumes et sont plus spécialisés. Par exemple, il y a un guide sur les oiseaux du bord de mer, un guide sur les oiseaux des montagnes et autres sur les oiseaux des jardins. Parmi les thématiques proposées, il y a également l’orientation, les traces & empreintes ou encore la pêche en eau douce. Ces livres s’adressent aux enfants à partir de 6 ans.


Les petits guides de poche chez Piccolia


Cornebidouille. Bonniol & Bertrand

Cornebidouille. Bonniol & Bertrand


 Parmi les personnages emblématiques de la littérature enfantine, il y a la sorcière. L’illustratrice Magali Bonniol et le scénariste Pierre Bertrand s’en sont inspirés dans Cornebidouille, la série éditée par L’école des loisirs. La collection, bien connue des parents comme des enseignants, compte 5 tomes à ce jour, publiés dans trois formats (Albums, Lutins et Petite Bibliothèque) : Cornebidouille, (2003), La vengeance de Cornebidouille (2010), Cornebidouille contre Cornebidouille (2013), Gloups ! J'ai avalé Cornebidouille ! (2016) et Non Cornebidouille, pas mon doudou ! (2019). On ce qui nous concerne, nous possédons les quatre premiers volumes en version reliée (couverture souple) bien pratique pour les petites mains des jeunes lecteurs de 6 à 8 ans. 

Dans le premier tome, nous faisons la connaissance de Pierre, un petit garçon qui déteste la soupe et fait des histoires à toutes sa famille dès qu’on lui en sert. Un soir, excédé par la résistance de Pierre, son papa le menace : 

« - Et tu sais ce qui arrive aux petits garçons qui ne mangent pas leur soupe ?
- Nan, j’sais pas !
- Et bien, à minuit, la sorcière Cornebidouille vient les voir dans leur chambre et leur fait tellement peur que, le lendemain, non seulement ils mangent leur soupe, mais ils avalent la soupière avec.
- M’en fiche, j’y crois pas aux sorcière ! »

 

Cornebidouille. Bonniol & Bertrand. Collection

Et pourtant, lorsque le petit Pierre se retrouve seul dans son lit, l’estomac vide, il n’en mène pas bien large ! D’ailleurs, cette nuit-là, il est réveillé par une très mauvaise odeur. C’est elle ! Cornebidouille, c’est son nom ! Qu’elle est laide ! Elle ne sent pas bon et a elle a du poil au menton ! Elle a aussi un gros derrière et se met facilement en colère. Mais le petit garçon est malin et il a plus d’un tour dans son sac. Il défie la vaniteuse sorcière et, grâce à un astucieux stratagème, parvient à la capturer dans sa chaussette avant de la jeter dans les toilettes.

Le second volume, La vengeance de Cornedidouille, nous conduit au cœur de la nuit, dans le repaire de Cornebidouille. La vilaine sorcière a décidé de se venger de Pierre. Ni une, ni deux, elle s’échappe des toilettes et file dans la chambre du petit chenapan qui l’a si bien dupée. Cette fois, elle l’attache à sa chaise pour le forcer à avaler une horrible soupe qui transformera le garçon en potiron. Mais Pierre, se jouant encore de l’orgueilleuse sorcière, l’incite à boire son propre bouillon. Abracadabra, la sorcière commence à se transformer en Cucurbitacée.


Cornebidouille contre Cornebidouille. Bonniol & Bertrand


Le troisième volet, intitulé Cornebidouille contre Cornebidouille, débute là où s’était arrêtée l’aventure précédente. Le « cornepotirouille » trône au centre de la table familiale.  Alors que la maman de Pierre s’apprête à le trancher, Pierre la supplie d’arrêter et lui avoue qu’il s’agit en fait de la sorcière. Tout le monde rit. Quelle imagination ! Mais lorsque le potiron est coupé en deux, une odeur pestilentielle s’en dégage. Le petit garçon est envoyé dans sa chambre sans autre forme de procès. Oui, mais à minuit pile, Cornebidouille retrouve son apparence initiale… sauf qu’elle s’est dédoublée ! Evidement, notre petit héros parviendra encore à la berner et à échapper de justesse à ses maléfices.

Dans Gloups, j’ai avalé Cornebidouille, une version miniature de la sorcière réapparait dans la poubelle du jardin… le petit Pierre l’avale par inadvertance et Cornebidouille, bien installée dans son ventre, en profite pour lui faire subir mille tourments. Notre héros lui promet de manger sa soupe si elle accepte de sortir. Il s’agit évidemment d’un nouveau piège dans lequel la sorcière tombe immédiatement…


Gloups, j’ai avalé Cornebidouille


📝Les enfants adorent la sorcière Cornebidouille et tous les personnages qui font un peu peur en générale. Il existe de nombreux ouvrages sur ces thèmes. En ce qui nous concerne, nous avons adoré le livre pop-up édité par Nathan (dès 3 ans) : Au secours ! Une sorcière au nez crochu ! Nous avons d’ailleurs lu plusieurs ouvrages de la série parmi lesquels : Au secours ! Un fantôme farceur !  Au secours ! Un monstre gluant ! et Au secours ! Un loup tout poilu ! Si vous préférez vous en tenir uniquement aux sorcières, L’école des loisirs recommande plusieurs livres dont Ah ! les bonnes soupes de Claude Boujon (dès 6 ans), 3 Sorcières de Grégoire Solotareff (dès 6 ans) et Trabakaloum ! de Jean-Luc Englebert (dès 3 ans). 

📌Cornebidouille. Magali Bonniol et Pierre Bertrand. Ecole des Loisirs, 28 p. (2005)


Chi, une vie de chat T.1.Konami Kanata

Chi, une vie de chat T.1.Konami Kanata


C’est l’histoire d’un chaton un peu curieux et aussi très étourdi qui s’est égaré en jouant avec un papillon. Le petit animal a perdu sa maman et se sent tout déboussolé. Il est recueilli par une famille d’humains très gentille, les Yamada, mais un peu néophyte en matière de félins. A cela s’ajoute le fait que les animaux domestiques sont interdits dans la résidence où ils vivent. Il va donc leur falloir inventer plein de stratagèmes pour soustraire le chaton à la vue du voisinage… Attention ! Chi est un chat facétieux qui réserve bien des surprises à ses nouveaux maîtres…  Mais, chut, je ne divulguerai rien !  Miaaaaa….

Une histoire amusante et toute mignonne qui s’adresse d’abord aux enfants mais qui touche toutes les âmes sensibles aux charmes félins.


Chi, une vie de chat T.1.Konami Kanata. P4-5


Le format de ce livre (A5 pour la version en poche) est assez classique des mangas traditionnels mais je dois reconnaître qu’il m’a un peu déroutée. En fait, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de pages et peu de texte ! Concrètement, il y a 8 cases par page ce qui correspond à une mini-histoire ou un gag.  Le style de narration un peu lent (presque contemplatif) et les dessins sont très épurés.  Il faut dire que c’est parfait pour les jeunes lecteurs. Sinon, il existe une version en format A4, pour les grandes mains des adultes, et qui compte 24 tomes au lieu de 12.

Le manga a fait l’objet de plusieurs adaptations en Animes au Japon. Il s’agit de petits épisodes de 3 mn qui ont été diffusés, en France, sur les chaînes Piwi et Canal + Family. Les aventures de Chi ont aussi été déclinées en une version « escape book » avec la complicité de l’auteur et illustrateur Fabien Fernandez qui travaille également avec les éditions Glénat. 

Konami Kanata semble être une grande amoureuse des chats. Avant la série des Chi, elle a, en effet, publié d’autres histoires de matous, comme Choubi-Choubi, mon chat tout petit et Choubi-Choubi, mon chat pour la vie, parues aux éditions Soleil.

📝 La bibliographie sur le chat dans la littérature japonaise ici

📌Chi, une vie de chat T.1.Konami Kanata. Glénat, 168 p. (2010)