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Voir le monde sans quitter la France. Collectif

Voir le monde sans quitter la france


 Voir le monde sans quitter la France ? Les auteurs de ce guide (Céline Fion, Natasha Penot, Jean Tiffon et Mélody Denturck) nous proposent en effet une alternative aux voyages longues distances. La proposition est alléchante surtout après la période tourmentée que nous venons de vivre. Evidemment, il y a des tonnes de raisons de rester en France pendant ses congés, hormis les contraintes d’une crise sanitaire et d’un confinement. 

Vous avez oublié de renouveler votre passeport ? Votre budget vacances est un peu serré ? Vous n’avez plus beaucoup de jours de congés ? Vous avez peur de l’avion ? Vous êtes soucieux de l’environnement ou vous souhaiter réduire votre impact sur les émissions de gaz à effet de serre ? Voici l’ouvrage idéal pour organiser votre prochain voyage. Vous n’y trouverez pas moins d’une cinquantaine de plan B aux déplacements à l’étranger. 


Voir le monde sans quitter la France. P70-71


Découvrez le plateau des Mille Etangs dans les Vosges qui ressemble à s’y méprendre au lac Saimaa en Finlande, l’archipel des Glénan en Bretagne qui a un petit air de Bora-Bora en Polynésie française ou les gorges de Kakuetta au Pays Basque qui rappellent tellement les paysages de la province de Cuzco au Pérou. Visitez le parc oriental de Maulévrier en Anjou, la réserve africaine de Sigean près de Narbonne ou le Colorado provençal de Rustrel en Provence… Autant de destinations dépaysantes sans quitter l’Hexagone ! 

L’ouvrage est très bien fait. Il se compose de 6 parties : 5 sont consacrés aux grandes zones géographiques du monde (Europe, Afrique, Amérique, Asie et Océanie) tandis que le dernier est dédié exclusivement à Paris, la cosmopolite. Pour chaque destination alternative, il y a une entrée avec une photo de la destination-référence à l’étranger et une photo du lieu-sosie en France. Sur la double page suivante, les auteurs présentent une brève description du lieu, des informations pratiques (quand partir ? Comment s’y rendre ?), des propositions de sorties ou de visites ainsi que des bonnes adresses (logement, restauration, etc). Un index, à la fin du livre, permet de retrouver rapidement les destinations qui nous intéressent.


Voir le monde sans quitter la France. P114-115


Par exemple, les pages dédiés au plateau de l’Aubrac, dont le décor rappelle les paysages de Mongolie, les auteurs suggèrent un circuit de randonnée de 38 km à parcourir en deux jours. Pour bien s’immerger dans l’ambiance de la vallée asiatique de l’Orkhon, ils fournissent les coordonnées du Pré aux Yourtes, un complexe s’inspirant de l’habitat traditionnel mongol. Autre destination, autre ambiance. La région du lac de Saint-Point dans le Jura est surnommée la petite Sibérie à cause de son climat. En hiver, chars à glace et patineurs se croisent sur le plan d’eau comme sur le légendaire lac Baïkal en Russie. On peut aussi sauter dans un traîneau à chiens et dormir dans une hutte en bois. Le guide fourmille de lieux insolites et d’activités originales comme celle-ci : se promener dans le parc de la montagne des singes en Alsace et dormir dans les arbres à la lisière de la forêt de Taennchel, se rendre dans la bambouseraie d’Anduze dans les Cévennes et randonner avec un âne dans la vallée du Gardon de Mialet, etc.

La dernière partie de l’ouvrage, consacrée aux bonnes adresses parisiennes, est un melting-pot de découvertes culturelles, gastronomiques et ludiques. On apprend ainsi où acheter des tissus wax, plonger dans un bain nordique, manger des Pão de Queijo, débusquer des répliques de la statues de la liberté…


Voir le monde sans quitter la France. P214-215


Pour ma part, j’ai déjà visité plusieurs lieux cités dans ce guide. Le parc de Maulévrier, le ravin de Corboeuf en Haute-Loire et les orgues d’Ille-sur-Têt sont vraiment bluffants. Je suis un peu plus réservée concernant la presqu’île de Crozon, les gorges du Verdon ou les hortillonnages d’Amiens. Ces endroits sont magnifiques mais leur ressemblance avec des destinations exotiques est moins évidente (même si les photos offrent des points de vue convaincants). L’ouvrage ne se veut pas exhaustif et rien n’empêche d’y adjoindre ses propres adresses. Je ne crois pas que le lac du Bouchet en Auvergne (dont les rives rappellent les paysages canadiens), soit cité, par exemple. Je pense aussi au Sentier des ocres dans le Lubéron (avec ses airs de Far-West), la cité lacustre de Port Grimaud en Provence (surnommée la « Venise provençale ») ou le quartier chinois dans le 13ème arrondissement de Paris… 

Voir le monde sans quitter la France est le premier volume paru dans la collection Voir Autrement chez Hachette. A ce jour deux autres titres ont été publiés : Voir la France loin de la foule (208 pages, 2021) et Voir la France Tout nu (192 pages, 2021). Cela promet encore de nombreuses aventures sans passer les frontières… Alors qui veut faire un tour du monde en France ?

📌Voir le monde sans quitter la France. Céline Fion, Natasha Penot, Jean Tiffon et Mélody Denturck. Hachette, 220 p. (2020)


Les petits guides de poche chez Piccolia

Les petits guides de poche chez Piccolia Les oiseaux


Voilà, c’est l’été ! Tout le monde va enfin pouvoir aller se dégourdir les jambes dans la nature. Comme les enfants sont de petits êtres extrêmement curieux, ils posent mille questions à leurs parents. Alors en admettant que nous soyons super intelligents et cultivés, nous ne sommes pas omniscients pour autant. Il va donc falloir trouver des anti-sèches, ou mieux, des guides adaptés aux enfants. 

Les meilleurs, selon moi, sont ceux publiés chez Piccolia dans la collection Petit guide de poche. Ils sont petits et légers donc très facilement transportables. Il y a de nombreuses illustrations et la présentation est très claire et pédagogique. La série compte une douzaine de titres (Les fleurs, les papillons, les animaux sauvages, les chiens, l’espace…) qui ont été traduits en plusieurs langues. Le seul hic, et non des moindres, c’est que les éditions Piccolia ont été placées en liquidation judiciaire en 2019. On ne trouve plus leurs livres que dans les librairies qui les auraient encore en stock. Les Petits guides, quant à eux, sont définitivement épuisés. Il faut donc les chercher chez les libraires d’occasion. Du coup, les prix peuvent s’envoler. Aussi je précise ici qu’ils coûtent à l’origine 4,95 euros.


Les petits guides de poche chez Piccolia. Les arbres


Dans notre bibliothèque familiale, nous avons quatre titres de la collection : Les arbres, les oiseaux, les littoraux et les dinosaures. Le principe est toujours le même. Un opus de 56 pages qui présente et permet d’identifier 50 espèces ou spécimens. Chacun comporte une introduction en deux parties. Par exemple, habitat du littoral et faune & flore pour le guide des littoraux, ou l’ère des dinosaures et anatomie pour le guide des dinosaures. A la fin de chaque livre, il y a également un petit glossaire.

Le guide dédié aux arbres est divisé en 5 parties qui s’appuient sur l’observation des feuilles : feuille ovale, feuille longue, feuille digitée, feuille composée et feuille en aiguille. Les bords colorés permettent de se repérer rapidement dans les différentes parties. Par ailleurs, il y a une page par type d’arbre. On y trouve un rapide descriptif, un encadré avec le résumé des principales caractéristiques et des illustrations.


Les petits guides de poche chez Piccolia. Les dinosaures


Le guide consacré aux oiseaux compte 13 parties dont Grives & rouges-gorges, corvidés & étourneaux, Bergeronnettes, gobe-mouches & jaseurs, mésanges, rapaces, etc. Comme pour les arbres, il y a une page par spécimen, un bref descriptif et les principales caractéristiques de l’oiseau. La nouveauté est l’illustration qui permet de comparer la taille de l’oiseau à celle d’un chat. 

Le guide sur les littoraux comprend 8 sections : poissons, algues, échinodermes & anémones de mar, mollusques, plantes, crustacés, insectes & oiseaux. Là encore, l’enfant peux comparer la dimension de l’espèce observée grâce à un dessin avec la taille d’une main.


Les petits guides de poche chez Piccolia. Les littoraux


Le guide sur les dinosaures enfin est organisé en fonction des périodes préhistoriques : Trias, jurassique et Crétacé. Comme pour les ouvrages précédents, le livre présente un spécimen par page avec une description, ses mensurations par rapport à l’homme (illustration) et une fiche d’identité en encadré qui précise ses caractéristiques. 

Les guides Piccolia sont destinés aux enfants de 6 à 8 ans. S’il fallait leur trouver un équivalent, je pense qu’on pourrait citer la collection des Carnets de Nature chez Milan. Ils ne sont pas très épais puisque la couverture est brochée (souple) et compte une quarantaine de pages. En revanche, ils sont plus grands que les guides Piccolia (format A4 contre A5) donc moins faciles à transporter. Ils comptent une quinzaine de volumes et sont plus spécialisés. Par exemple, il y a un guide sur les oiseaux du bord de mer, un guide sur les oiseaux des montagnes et autres sur les oiseaux des jardins. Parmi les thématiques proposées, il y a également l’orientation, les traces & empreintes ou encore la pêche en eau douce. Ces livres s’adressent aux enfants à partir de 6 ans.


Les petits guides de poche chez Piccolia


Le guide nature : Les fleurs sauvages

Le guide nature : Les fleurs sauvages


 📝Voici un petit guide à glisser dans votre sac, lors de vos prochaines sorties. Il mesure 18 cm de haut et 14 cm de large, ce qui en fait un format de poche bien pratique. Il est néanmoins bien plus épais (soit 165 pages) que les guides Piccolia dont nous avons déjà parlé. Il faut dire que les guides nature, publié chez Salamandre, s’adresse à un large public tandis que les Piccolia étaient destinés aux enfants. La collection compte une dizaine de titres dont Les fleurs sauvages, Les oiseaux, Les petites bêtes, A la campagne, Au jardin, etc.

Dans cet ouvrage, les fleurs sont classées par famille (Graminées, orchidées, jonc et laiches…), par milieu (potager, prairie, haute-montagne) et par sens (printanières, odorantes, comestibles…). En guise d’introduction, les auteurs proposent une liste répertoriant le matériel nécessaire à l’observation des fleurs, ainsi que des règles d’or à respecter au quotidien pour préserver les plantes.


Le guide nature : Les fleurs sauvages. P2-3


A l’intérieur des différents chapitres, chaque fleur possède une fiche d’identification succincte. Des symboles et abréviations permettent de visualiser les informations principales sans surcharge. Cela facilite grandement la lisibilité de l’ouvrage.  Ainsi pour chaque fleur, les auteurs ont indiqué sa taille, la forme des feuilles, l’aspect des fruits, la date de floraison, le(s) pays dans le(s)quel(s) on les trouve fréquemment, le lieu où on elles poussent (milieu forestier, milieu sec…) etc.

Pour les explorateurs en herbe, les éditions Salamandre publient également des magazines destinés aux enfants : La petite Salamandre (4-7 ans) et La Salamandre Junior (8-12 ans), ainsi que des cahiers nature par saison (Automne-hiver, Printemps-été et Eté). Autant de petits usuels à emporter lors de vos sorties en pleine nature. Pour rendre vos promenades interactives, il y a enfin Mon carnet nature. On peut y noter des informations collectées lors de ses observations, dessiner des spécimens, coller des échantillons… bref, un outil indispensable pour les petits enquêteurs en herbe.


Le guide nature : Les fleurs sauvages. P14-15


📌Le guide nature : Les fleurs sauvages. Salamandre, 112 p. (2019)