Dans la cadre du challenge Littérature jeunesse organisé par PatiVore et du challenge Objectif Sf 2025 proposé par Sandrine, je poursuis ma mission « dénicher des livres pour adolescents». Après la biographie romanesque du grand chef comanche, Le dernier sur la plaine, je me suis tournée vers un roman dystopique. En réalité, je cherchais un road trip. Je n’ai découvert qu’après coup qu’il se déroulait dans un paysage postapocalyptique. J’avais également sélectionné ce livre parce que sa jeune héroïne était présentée comme une sportive de haut niveau dans le résumé en quatrième de couverture. Et là, bonne surprise pour moi (enfin pour mon ado) ! Il s’avère qu’elle pratique le football et différentes variantes comme le Futsal, le Super Soccer, etc.
Helter Skelter. Philippe Lechermeier
Dans la cadre du challenge Littérature jeunesse organisé par PatiVore et du challenge Objectif Sf 2025 proposé par Sandrine, je poursuis ma mission « dénicher des livres pour adolescents». Après la biographie romanesque du grand chef comanche, Le dernier sur la plaine, je me suis tournée vers un roman dystopique. En réalité, je cherchais un road trip. Je n’ai découvert qu’après coup qu’il se déroulait dans un paysage postapocalyptique. J’avais également sélectionné ce livre parce que sa jeune héroïne était présentée comme une sportive de haut niveau dans le résumé en quatrième de couverture. Et là, bonne surprise pour moi (enfin pour mon ado) ! Il s’avère qu’elle pratique le football et différentes variantes comme le Futsal, le Super Soccer, etc.
Le dernier sur la plaine. Nathalie Bernard
A l’approche des vacances d’automne, mon ado m’a réclamé des récits d’aventure. J’ai eu beaucoup de mal à m’acquitter de cette mission car les contraintes étaient nombreuses. Contrairement à la plupart de ses pairs, il n’aime ni la fantasy ni la science-fiction. Il ne voulait pas d’intrigues policières ni de romances gnangnans et je devais éviter les séries en plusieurs tomes ! Sachant que ce n’est pas un grand lecteur, j’ai préféré pour l’instant écarter les romans classiques au profit des auteurs contemporains. C’est ainsi que j’ai sélectionné le livre de Nathalie Bernard, Le dernier sur la plaine, un roman pour adolescent (à partir de 13 ans) dont l’histoire s’inspire d’un personnage bien réel. Il s’agit de Quanah Parker, un chef comanche originaire d’un territoire situé aux pieds des montagnes Wichita et appartenant à l’actuel Etat de l'Oklahoma.
Notre héros est le fils de Peta Nocona, le grand chef de la tribu des Noconis, et d’une femme blanche appelée Cynthia Ann Parker dite "la Comanche aux yeux clairs". Le destin de celle-ci est bien connu des américains. Enlevée à l’âge de 9 ans par les Indiens, elle a vécu 24 ans avec eux avant d’être "sauvée" par les Rangers et ramenée "chez elle" manu militari. Néanmoins, c’est l’histoire de son fils qui nous est contée dans ce livre. Lorsqu’il nait, sa mère lui donne le nom de Kwana (littéralement "Le Parfumé"). L’une des premières scènes du livre est celle d’une attaque de Rangers. Kwana a 13 ans. Son père est abattu sous ses yeux. Sa mère, qui porte la petite dernière sur son dos, n’a pas le temps d’échapper aux assaillants. La couleur de sa peau semble lui épargner la mort et l’adolescent la voit partir avec un soldat. Est-elle prisonnière ou a-t-elle choisi de les abandonner ? Pour l’heure, Kwana et son jeune frère Pecos doivent surtout penser à s’enfuir loin du carnage.
J’ai beaucoup apprécié la manière dont Nathalie Bernard a exploité à la fois la biographie de Quanah Parker et la grande histoire du Far West américain (les guerres indiennes, le déplacement des vaincus dans des réserves où ils se meurent à petit feu, le massacre des bisons, etc). Chaque camp défend ses propres intérêts sans états d’âme particuliers. Les Indiens volent les chevaux de leurs ennemies et enlèvent des femmes blanches pour agrandir la tribu. Ils ne sont pas plus cruels que les colons américains mais n’hésitent pas à tuer sur le champ de bataille. En face de notre héros, la romancière convoque un autre personnage bien réel. Il s’agit du général Ranald Mackenzie. Les Indiens le surnomment "Celui qui n’a pas de doigt". L’officier de l’armée américaine devient rapidement le meilleur ennemie de Kwana et, en dépit des conflits territoriaux qui les opposent, éprouve un grand respect pour le courageux guerrier comanche. Tout cela bien sûr est décrit de manière à ne pas choquer les jeunes lecteurs. Le style d’écriture est enlevée et on éprouve un brin de mélancolie au moment de refermer cette fenêtre sur les grands espaces de l’ouest américain.
💪Cette lecture s’inscrit dans le cadre du Challenge Littérature Jeunesse 2025-2026 organisé par PatiVore.
📌Le dernier sur la plaine. Nathalie Bernard. Gallimard Jeunesse, 448 pages (2025)
Bleak, T.01. Squeezie
Depuis 2011, Lucas Hachard, plus connu sous le pseudo de Squeezie propose des contenus vidéos et notamment des « Threads horreur » qui plaisent beaucoup aux adolescents. Aussi, ne reculant devant aucune option pour faire lire le mien, je lui ai suggéré de lire la bande dessinée du fameux youtubeur. La couverture étant plutôt réussie, nous étions tous les deux assez confiants concernant l’intérêt de ce premier volet (il s’agit d’une trilogie).
Chaque tome compte 3 histoires d’horreur, scénarisées et dessinées par différents auteurs et illustrateurs. Première constatation en ouvrant l’album, les cases sont très grandes et il y a peu de textes. Du coup, je m’interroge sur l’âge des lecteurs visés. Les dessins sont relativement classiques mais cela ne nous dérange pas trop.
Les thématiques n’ont rien d’originales mais, apriori, tous les ingrédients sont réunis pour faire frissonner les jeunes lecteurs : un baby-sitting qui tourne mal, une sortie meurtrière dans un parc d’attraction et une colonie de vacances suspecte… malheureusement, la sauce ne prend pas. Les ambiances sont rapidement esquissés, le lecteur n’a pas le temps de s’attacher aux personnages et les chutes arrivent trop vite. Nous sommes restés tous les deux sur notre faim.
📌Bleak, Volume 1 : 3 histoires d'horreur. Squeezie, Luciole et Guillaume Natas (scénarios) + Diane Fayolle, Anne-Clotilde Jammes, Vladimir Roszak, Dan Vignes et Julien Lelièvre (dessins). Omaké Books, 72 pages (2022)
L’incendie. Jennifer Lynn Alvarez
Pour éviter les mauvais jeux de mots autour du feu, je dirai qu’il faut parfois un tout petit geste irresponsable, une simple minute d’inattention pour créer l’irréparable. C’est ainsi qu’on déclenche un feu incontrôlable, ravageant des centaines d’hectares de forêts et détruisant tout son passage (y compris des biens matériels et des vies innocentes). Que feriez-vous si vous étiez de jeunes adultes prêts à croquer la vie à pleines dents et responsables d’un tel cauchemar ? Iriez-vous vous dénoncer aux autorités compétentes ? Pourriez-vous supporter le poids de la culpabilité et continuer de vivre comme avant ?
L’incendie est le premier polar de la romancière américaine Jennifer Lynn Alvarez. Le livre s’adresse d’abord aux adolescents mais les adultes amateurs de thrillers, ne s’y ennuieront pas. Le sujet de ce roman s’inspire d’un fait divers réel. En 2017, en effet, le comté de résidence de l’autrice été ravagé par l’un des incendies les plus destructeurs qu’ait connu la Californie. En revanche, le lieu de l’intrigue, Gap Mountain, est une bourgade fictive. Jennifer Lynn Alvarez a choisi de la situer près du parc national de Yosemite. C’est dans ce haut lieu touristique que vivent et se retrouvent les cinq protagonistes principaux, un groupe de lycéens qui se connaissent depuis l’enfance. Ils se sont rencontrés lors d’un stage de théâtre à l’origine de leur sobriquet collectif : les monstres.
Lucas O’Malley (Luke) et Nathaniel Drummer, s’apprêtent à entrer dans la vie active tandis que les trois filles iront à l’Université. Hannah Warner, la narratrice fera des études de criminologie à San Diego pour suivre les traces de son shérif de père. Maureen Russo, que tout le monde surnomme Mo, souhaite devenir infirmière. Violet Sandoval, la riche héritière originaire de Santa-Barbara, est acceptée dans la prestigieuse université de Sandford. Evidemment, le petit groupe d’ados ignorent à ce stade que leurs dernières vacances vont virer au cauchemar, au point même de changer le cours de leurs destins si bien tracés. Leur amitié résistera-t-elle au terrible l’incendie qu’ils vont accidentellement déclencher près du fameux lac Gap ? La question cruciale étant de savoir s’il faut se dénoncer à la police sachant qu’aux Etats-Unis, un incendie, même involontaire, est considéré comme un crime.
Il faut reconnaître que le roman de Jennifer Lynn Alvarez contient tous les ingrédients d’un "page turner" à l’américaine. En effet, la romancière déroule son intrigue sans écueil notoire mais sans originalité démesurée non plus. Bref, le lecteur obtient exactement ce qu’il espérait de ce type d’ouvrage : un roman haletant et agréable à lire.
📌L’incendie. Jennifer Lynn Alvarez. Albin Michel Jeunesse, 504 p. (2022)








