Mourir en scène. Christos Markogiannakis

Mourir en scène. Christos Markogiannakis

Je commence à m’attacher au capitaine Christophoros Markou, ce flic grec amateur de littérature policière et d’opéra (avec un faible pour la Callas). J’ai lu ses enquêtes dans le désordre mais ce n’est vraiment pas grave puisque les différents volets ne sont pas parus dans le même ordre en France et dans le pays natal de l’auteur. 

Mourir en scène nous fait entrer dans l’univers cruel du show-business. Nous sommes en juillet et les investigations de Markou vont nous conduire sur la "Riviera athénienne" à une petite demi-heure de route de la capitale. La star incontestée de la pop grecque, Neni Vanda, possède une villa à Voula, sur la côte de l’Attique. Pour son concert d’adieu, elle a choisi la fameuse plage de Vouliagméni. Malheureusement pour la Diva, la fin du spectacle va s’avérer digne d’une tragédie grecque. La chanteuse était pourtant sous la protection de Markou. Les proches de la chanteuse (dont son ancien soupirant, le ministre de la culture) lui avaient demandé d’enquêter suite à une série d’incidents bizarres. Neni Vanda était harcelée par un fan, un amant éconduit, un membre de sa famille écarté de son cercle intime, ou un artiste jaloux de sa longévité sur scène. Serait-il (ou elle) passé à l’acte ? 

Θάνατος επί σκηνής

Le roman est divisé en deux parties : avant et après l’attentat. Bien qu’elle soit tarabiscotée, comme il se doit dans un polar, l’intrigue est plausible. Elle pourrait s’inspirer d’une véritable affaire criminelle. C’est peut-être pour cette raison que j’en ai deviné l’essentiel aux alentours de la page 125. Je me demande si l’auteur n’a pas été trop prévenant avec son lecteur en lui fournissant des indices de manière anticipée. Cela ne m’a pas empêché d’apprécier les mécanismes de l’intrigue. Les personnages ont assez de profondeur et de contradictions pour être crédibles. La diva, dont la carrière bat de l’aile, est bien que difficile à vivre. Pourtant, son désarroi suscite la sympathie du lecteur. 

Il me reste encore deux tomes à lire après Mourir en scène : Qui a tué Lucy Davis ? et Auteur de crimes. En effet, Christos Markogiannakis vient de publier un 5ème volume intitulé Les Yeux sur moi. Le premier tome publié en France est Au 5e étage de la faculté de droit

💪Cette lecture me permet de participer à deux challenges de lecture dont Les trilogies et séries de l’été organisé par Philippe. Pour le challenge Sing Me a Song chez Sunalee, j’ai choisi un extrait de concert en live de Despina Vandi, une chanteuse grecque  qui me fait penser à l’héroïne de Mourir en scène.

📌Mourir en scène. Christos Markogiannakis, traduit par Loïc Marcou et Hélène Zervas. Albin Michel, 288 pages (2020)


10 commentaires:

  1. Une histoire de diva et un polar, ça doit bien fonctionner ! Et puis, Despina Vandi !

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  2. il faudrait que je découvre cette série!

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    1. C'est une série sympathique et très dépaysante

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  3. les amateurs de polars qui sont souvent des amatrices, aiment bien retrouver leur policier préféré , non ?

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    1. oui, absolument. On s'attache aux personnages et on a envie de découvrir comment ils vont évoluer. Cela donne du corps au reste;

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  4. Philippe29.8.26

    C'est un auteur que je ne connais pas du tout. Je pense d'ailleurs que je ne connais aucun grec.
    Merci pour cette nouvelle participation à mon challenge. Le lien est noté.

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    1. Je n'en connais pas beaucoup à part Christos Markogiannakis, Minos Efstathiadis et Petros Markaris

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  5. Coucou,
    bon retour !
    Dis donc, je vois que tu prépares le prochain hiver polar : on ne pourra pas dire qu'on n'a pas d'idées de lectures ...

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    1. Coucou Ingannmic. J'essaie d'avancer dans mes séries. Mais je serais ravie si cela donne des idées pour L'hiver polar ^_-

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