Les enquêteurs du département V sont dans une mauvaises passe. Ils sont retournés dans leur ancien local dans le sous-sol de l'hôtel de police et sont persuadés que la brigade sera bientôt dissoute. Il faut dire que l’équipe est réduite à la portion congrue. Carl Mørck, son pilier, a quitté le groupe pour écrire des polars inspirés de ses anciennes enquêtes. Gordon Taylor a demandé sa mutation dans le Jutland ce qui a permis d’être promu au grade de commissaire de police. Rose Knudsen et Hafez El-Assad sont les derniers des Mohicans. Les remplaçants envoyés par Terje Ploug, leur supérieur hiérarchique, n’ont pas tenu plus d’une semaine. Terje prétend néanmoins qu’il n’est pas à l’ordre du jour de fermer le département. D’ailleurs, il leur présente une nouvelle recrue. Il s’agit d’Helena Henry, une policière franco-danoise. Rose, malade et d’humeur massacrante, ne l’accueille pas à bras ouverts. Assad déchante après une opération en duo qui tourne mal suite à une imprudence d’Héléna. La policière s’avère à la fois peu subtile au cours des interrogatoires et très énigmatique le reste du temps.
Les Enquêtes du Département V devaient s’arrêter au bout de 10 tomes (7m² étant l’ultime épisode de la série). Il semblerait donc que Jussi Adler-Olsen ait changé d’avis et que ce 11ème volet soit en réalité le premier épisode d’un nouveau cycle. Le cliffhanger final laisse en fait peu de doute sur la poursuite de la série. Celle-ci a retrouvé un souffle grâce à la collaboration de Line Holm et Stine Bolther. La première a été journaliste d’investigation pendant plus de 20 ans et la seconde a autant d’expérience comme reporter judiciaire et criminelle. Il y a plusieurs clins d’œil des auteurs à leurs carrières respectives puisque Carl est devenu écrivain (les titres de ses premiers livres sont empruntés à ceux de la série : Miséricorde et Profanation) et il y a un journaliste parmi les protagonistes principaux du roman.
J’ai apprécié le souffle narratif de ce nouveau volet qui m’a tenue en haleine jusqu’à la dernière page (et il y en a plus de 600). Les lecteurs qui suivent la série depuis le premier tome retrouveront leurs héros avec plaisir. Ceux qui la découvrent avec ce titre ne seront pas perdus pour autant. L’arrivée d’un nouveau membre au sein de l’équipe permet aux auteurs de se focaliser sur son histoire et gardant crédibles celles des autres personnages récurrents.
💪La lecture de ce gros polar me permet de faire une première proposition pour le challenge des Pavés de l’été 2026, sur le blog de La petite liste.
📌Les Morts ne chantent pas. Jussi Adler-Olsen, Line Holm et Stine Bolther, traduits par Caroline Berg. Albin Michel, 608 pages (2026)



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