Il s’agit d’un emprunt plus ou moins hasardé à la bibli. J’ai tapé Japon dans le moteur de recherche de la médiathèque, j’ai coché bande dessinée et le logiciel m’a proposé Neige de sang. Pas besoin de se poser plus de questions, d’autant que la durée des emprunts est allongée en période estivale.
Cet album est un one-shot. L’histoire nous conduit dans le petit port de Shikomi, durant l’été 1970. Les habitants sont surpris par un changement de temps radical qui les oblige à se réfugier dans l’auberge du village. Ils découvrent rapidement qu’ils ne sont pas seulement victimes d’un dérèglement météorologique ; ils ont aussi fait un bond temporel jusqu’aux origines féodales de leur communauté. Et, tandis que le blizzard enveloppe la bourgade, les villageois sont témoins d’évènements glaçants. Quelqu’un semble profiter de la tempête pour régler ses comptes et des ombres surnaturelles percent l’obscurité. Takashi, un jeune pêcheur, et sa compagne, Sayori, décident de braver les éléments pour trouver une explication à ce cauchemar.
L’illustration en couverture laisse peu de suspense concernant les tueurs qui hantent le village (même si, de loin, j'ai confondu le samouraï avec une locomotive). Bref, ce n'est pas très grave car l’intrigue comporte d’autres mystères dont certains ne seront pas totalement élucidés à la fin de l’album. A ce propos, il me semble que la narration aurait gagné en profondeur si la BD avait compté quelques pages supplémentaires. Les planches sombres participent à créer un huis clos nébuleux et terrifiant. Malgré la brièveté du scénario, Neige de sang reste une belle découverte.
📌Neige de sang. JEF, Rurik Sallé et Corbeyran. Editions Ankama, 80 pages (2026)



les dessins semblent très évocateurs.
RépondreSupprimeroui, ils sont très réalistes et fourmillent de détails. Ils contribuent à créer une ambiance de malaise et de peur.
SupprimerOn fait parfois de belles découvertes pendant l'été justement : les titres les plus connus sont empruntés en longue durée et on découvre alors des albums moins connus (parfois parce que les bibliothèques vont piocher dans les réserves).
RépondreSupprimerC'est vrai, j'ai souvent fait des découvertes inattendues en période estivale.
SupprimerUne découverte intéressante, l'intrigue est plutôt originale et graphiquement, ça semble très soigné.
RépondreSupprimeroui, il y a un aspect surréaliste qui colle bien à la culture japonaise. Les illustrations sont somptueuses.
SupprimerLa couverture est somptueuse ! Et le fait que ce soit un one shot est un argument imparable.
RépondreSupprimerL'avantage du one-shot, c'est qu'on a pas besoin d'attendre la parution de la suite pour connaître le fin mot de l'histoire. Par contre, l'intrigue aurait supporté quelques pages de plus... où c'est parce que j'en aurais voulu davantage ?
SupprimerLe graphisme me plairait beaucoup et l'histoire est plutôt attirante. Je vais voir si ma bibliothèque l'a.
RépondreSupprimerLes planches sont très détaillée et participent à créer une ambiance inquiétante. Les personnages sont enfermés dans un cocon étouffant.
SupprimerTu as fait une belle découverte et en plus sur un de tes thèmes préférés. Côté manga c'est vrai que je préfère les one shot car j'ai lu beaucoup trop de séries quand je travaillais avec les ados, alors maintenant je sature...Mon grand regret des étés maintenant que je suis à la retraite, c'est de ne pas pouvoir emprunter de livres en médiathèque car je suis bien trop longtemps éloignée de chez moi mais je ne vais pas non plus m'en plaindre, vu la chaleur en Provence !!
RépondreSupprimerGénéralement, je préfère aussi les one-shot et les intégrales. Je n'aime pas attendre pour connaître la fin d'une série. bien souvent, j'ai oublié le début.
SupprimerComme quoi le pifomètre, ça a du bon parfois!
RépondreSupprimerOui, il faut parfois se laisser guider par son instinct.
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