Après La fille renard et Le diable danse encore, voici le troisième épisode des enquêtes de Sanna Berling. J’ai raté le second volet mais ce n’est pas grave car il s’agit ici d’une prequelle. J’avoue que cela m’a un peu perturbée au début. Dans mon souvenir l’héroïne était une enquêtrice d’âge moyen au passé chargé. J’ai découvert dans Prédateurs de la nuit, une toute jeune policière stagiaire. Un indice m’a mise sur la voie. Au début du roman, Sanna Berling se rend en voiture à Visby pour prendre le ferry de Gotland. Elle est attendue au commissariat d’Oskarshamn sur le continent, le lendemain matin, pour sa première prise de poste. Sur le chemin, elle apprend à la radio que le premier ministre Olof Palme a été assassiné à Stockholm. Je me souvenais de cette histoire grâce à la série qui lui ai dédiée : L'Improbable Assassin d'Olof Palme. J’ai donc compris que nous avions remonté le temps jusque dans les années 80. Le fait divers date du 28 février 1986 exactement. Dans ce contexte, on comprend mieux (mais n’excuse pas pour autant) l’accueil que les collègues masculins de Sanna lui réservent. Son supérieur la cantonne aux tâches administratives, l’envoie faire des courses, lui demande de faire du café, etc.
D’après ce que j’ai compris Maria Grund a changé d’éditeur après la parution des deux premiers volets de la série, Dödssynden (La fille renard) et Dödsdansen (Le diable danse encore). Cela explique peut-être le saut dans le temps qui a conduit à la publication de Nattflygaren (Prédateurs de la nuit). Je dois reconnaître que ce troisième tome de la série m’a davantage convaincue que le premier même si je n’adhère pas totalement aux choix de l’autrice. La jeune Joren joue un peu trop de "malchance" à mon goût. Il me semble qu’après le meurtre de sa sœur, elle devrait être un peu plus méfiante vis-à-vis des inconnus et de la gent masculine. A part ce bémol, j’ai trouvé l’intrigue bien construite et relativement crédible. Les personnages ont de la profondeur et sont bien incarnés. J’ai cru avoir dénoué l’intrigue avant la fin du livre mais j’ai vite compris que j’avais été baladée par Maria Grund. Au final, je trouve qu’elle signe un polar haletant, qui se laisse lire facilement, mais dont je ne garderai pas un souvenir impérissable.
A ce jour la série compte 5 tomes. Bläckfisken et Silverkaninen n’ont pas encore été traduits en Français. Je sais, néanmoins que l’intrigue du 4ème tome se déroule en 1996 et celle du 5ème volume en 2008.
💪J’ai lu ce polar suédois dans le cadre des Escapades européennes, organisées par Cléanthe, et du challenge Un hiver polar sur ce blog. Il coche les cases « tueur en série » et « Scandinavie » du bingo meurtrier.
📌Prédateurs de la nuit. Maria Grund, traduite par Cécilia Klintebäck. Robert Laffont, 370 pages (2026)



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