Je voulais lire James McBride depuis que j'ai repéré ce roman sur le blog de Cath L. Les challenges de lecture auxquels je participe cette année m’en ont donné l’occasion. L’écrivain est riche de sa culture et de son histoire personnelle. Il est le fils d’un pasteur afro-américain et d’une mère juive polonaise. Face aux journalistes français, il peut facilement se passer de traducteur (voir l'interview chez Mollat) car il a vécu à Tours lorsqu’il avait 19 ans. Sa logeuse était une femme exceptionnelle, tout comme sa mère à laquelle il a dédié un roman autobiographique. Ces figures féminines l’ont souvent inspiré. James McBride, qui est saxophoniste au sein du Rock Bottom Remainders (un groupe de Jazz composé d’écrivains célèbres), écrit des romans dont la musicalité joyeuse et bienveillante réchauffent le cœur.
Ce roman est profondément humain. On sent que James McBride a plaisir à raconter l’histoire de cette communauté qui fait preuve d’une grande solidarité face à l’adversité. A l’instar de son concitoyen Colson Whitehead, il est un peu bavard mais ses héros sont bien plus positifs et sa vision du monde plus optimiste. Il faut reconnaître que ça fait du bien de temps en temps.
💪J’ai lu ce roman dans le cadre de l’American Year Saison 3, de l’African-American Month Challenge 2026 et du challenge Sing Me A Song. Pour ce dernier, j'ai sélectionné un enregistrement de “Stomping at the Savoy” (1934), composé par Edgar Sampson et joué par Chick Webb & son orchestre.
📌L'Épicerie du Paradis sur Terre. James McBride, traduit par François Happe. Gallmeister, 508 pages (2025)
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J'avais beaucoup aimé L'Oiseau du bon dieu de cet auteur, donc je note ce titre qui devrait me plaire également. La vie de quartier, ça me parle toujours !
RépondreSupprimerJe pense lire aussi le roman dédié à sa mère
Supprimerça a l'air intéressant ! tu rajoutes une musique à ton billet ?
RépondreSupprimerC'est fait. J'ai choisi "Stompin' At The Savoy" qui fait référence à la salle de bal du club à Harlem. J'ai mis un lien vers l'enregistrement mais on peut lire aussi une histoire du morceau ici : https://www.classicjazzstandards.com/songs/stompin-at-the-savoy/
SupprimerLe rapprochement avec Colson Whitehead me fait un peu peur, mais en même temps, je suis intriguée par ce que tu dis de l'humanisme et de l'énergie qui semblent infuser ce roman..
RépondreSupprimerIl y a ce côté un peu bavard, le fait de raconter l'histoire de chaque personnage avec une profusion de détails... mais je ne me suis pas ennuyée pour autant.
SupprimerOn aurait pu s'attendre à un roman guimauve avec ce titre. Mais tu sembles convaincue, ...pourquoi pas.
RépondreSupprimerJ'y ai pensé aussi mais ce n'est pas guimauve du tout
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