Je vous avais dit que je m’étais attachée à l’héroïne atypique de Lisa Gadner. Frankie Elkin n’est ni une policière ni une véritable détective privée. C’est une baroudeuse, une ancienne alcoolique dont le crédo est en rapport avec les disparitions qui n’intéressent personne. Notre Don Quichotte féminin vient en aide aux marginaux, aux déshérités, aux personnes issues de minorités ethniques, aux anciens junkies, etc. C’est un passe-temps dangereux et nullement rémunérateur.
Après la jungle urbaine de Boston (L’été d’avant) et les montagnes sauvages du Wyoming (Dernière soirée), Frankie se rend dans une île paradisiaque, à une heure de vol d’Honolulu. Elle a été mandatée par "La Bouchère du Texas", une tueuse en série qui va bientôt passer du couloir de la mort à la chaise électrique. Cette psychopathe qui a tué et découpé ses amants pour les donner à manger à ses cochons a un talon d’Achille : sa petite sœur Léa ou Leilani (son prénom hawaïen) qui a disparu 12 ans plus tôt, à l’âge de 5 ans. A l’époque, Kaylee Pierson, notre condamnée à mort, était la maîtresse du richissime Sanders MacManus. Lorsque leur liaison a tourné au drame, elle a dû rentrer chez elle au Texas mais sans sa sœur cadette. Elle pense qu’il la détient toujours contre son gré. Frankie dispose de 3 semaines avant l’exécution de Kaylee.
Il s’agit donc d’un huis clos insulaire. L’île paradisiaque se transforme bientôt en un lieu cauchemardesque envahi de d’énormes crabes de cocotiers (ces monstres existent vraiment et peuvent vous sectionner un doigt avec leurs pinces) et d’araignées loups qui squattent les bungalows du personnel. La nature luxuriante se fait de plus en plus menaçante, l’humidité et la chaleur épuisent l’équipe et l’iode marin détériore le matériel comme les constructions… à moins qu’un saboteur ne se cache parmi le personnel ? Enfin, en vertu de la loi des séries, l’atoll est balayé par une tempête tropicale qui isole encore davantage ses occupants au pire moment imaginable.
Ce troisième volet ne m’a pas déçue. La tension monte crescendo et le roman s’achève par une chasse à l’homme digne des meilleurs scénarios de cinéma.
💪J'ai lu ce roman dans le cadre de l'American Year Saison 3.
📚Un autre avis que le mien chez Belette
📌Douze ans après. Lisa Gardner, traduite par Cécile Deniard. Albin Michel, 464 pages (2026)



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