Kalmann. Joachim B. Schmidt

Kalmann. Joachim B. Schmidt


💪Voici la troisième et dernière lecture commune organisée dans le cadre du challenge Un hiver polar. Bien que l’auteur soit d’origine helvétique, ce roman nous conduit tout là-haut, près du cercle polaire arctique, dans un petit port islandais appelé Raufarhöfn (ce village existe vraiment). Kalmann est le prénom du héros, un personnage emblématique de la bourgade.  Certains de ses concitoyens prétendent que le jeune homme n’a que de la soupe de poisson dans le cerveau. Bien qu’il en soit chagriné, Kalmann est conscient d’être différent. Il est néanmoins très apprécié des villageois et personne ne voit à redire au fait qu’il déambule dans les rues affublé d’un chapeau de cowboy et d’une étoile de shérif. Le Mauser qu’il arbore à la ceinture n’est soi-disant pas chargé. 

Kalmann en VO Joachim B. Schmidt
Kalmann n’est pas seulement le seul pêcheur de requin encore en activité, il est persuadé d’être aussi un très bon chasseur. C’est son grand-père maternel, aujourd’hui en maison de retraite, qui lui a tout appris. Sa mère est sa tutrice mais elle n’habite pas sur-place. Kalmann se débrouille donc tout seul la plupart du temps. C’est en traquant un renard bleu que notre héros découvre une mare de sang dans la neige, à l’extérieur du village, en haut de l'Artic Henge. Comme Róbert McKenzie, l’homme le plus riche de la bourgade a disparu, on arrive à la conclusion qu’il est mort à cet endroit. Mais où est passé sa dépouille ? Birna, la policière,  tente d’en savoir plus mais Kalmann n’est pas un témoin comme un autre. 

Joachim B. Schmidt connait très bien l’Islande puisqu’il y habite depuis 2007. Bien que le ton de la narration soit résolument tourné vers l’humour, cela n’empêche pas l’auteur d’aborder des sujets qui fâchent comme les quotas de pêche, la désertification du monde rural et l'immigration. 

J’ai passé un agréable moment en compagnie de Kalmann, un héros que la naïveté rend particulièrement attachant malgré quelques crises de colère intempestives . Son créateur lui-même semble s’en être assez entiché pour l’impliquer dans une seconde aventure intitulée Kalmann et la montagne endormieDasola, qui a participé à cette lecture commune (voir son avis ici) prévoit déjà de lire la suite.

📌Kalmann. Joachim B. Schmidt, traduit par Barbara Fontaine. Folio, 368 pages (2025)

Aujourd'hui je coche la case "trafic de drogue"

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