💪Dans le cadre du Mois des fiertés et du Challenge de littérature jeunesse, j’ai lu un manga Seinen qui s’adresse aux jeunes lecteurs à partir de 12 ans. Les éditions Akata, s’engagent officiellement en faveur la diversité et de l’inclusion. Plusieurs séries sont axées sur la thématique LGBTQIA+ comme Le mari de mon frère, dont j’ai parlé récemment, et Je crois que mon fils est gay. C’est une série relativement courte pour un manga puisqu’elle ne compte que 5 tomes. La BD a été prépubliée dans le webzine Gangan Pixiv à partir du mois d’août 2019.
Tomoko Aoyama est la maman de deux adorables garçons. Au début de la série, l’aîné, Hiroki, est en première année de lycée tandis que son cadet, Yûri, est encore au collège. Le père, Akiyoshi, travaille loin du foyer familial et ne reviens que rarement à la maison. Contrairement à ce qu’il semble au début, Mme Aoyama n’est pas mère au foyer. On découvre (je crois dans le second tome) qu’elle travaille dans un restaurant de paniers repas à emporter. Le seul homme de l’équipe est gay et ne s’en cache pas. Il a déjà fait son coming-out et présenté son compagnon à ses collègues féminines.
Tomoko a deviné qu’Hiroki est aussi homosexuel et cette pensé revient sans cesse comme un leitmotiv : je crois que mon fils est gay. Il ne s’agit pas d’un jugement de sa part mais elle s’inquiète pour ce fils sensible qui ne sait pas cacher ses sentiments. L’adolescent fait sans cesse des gaffes et même son petit frère a compris qu’il préfère les garçons aux filles. Seul le père reste aveugle devant l’évidence et s’embourbe involontairement dans des remarques inappropriées qui mettent très mal à l’aise les autres membres de la famille. Pourtant, Tomoko est persuadée que ce n’est pas à elle d’informer Akiyoshi de l’orientation sexuelle de son fils. Evidemment, il s’avère très compliqué de garder le secret et de de préserver l’équilibre du cocon familial.
Le manga est composé d’une série de scènes de vie dans lesquelles interviennent divers personnages récurrents dont Daigo, le meilleur copain, et Asumi l’amie d’enfance. Il s’agit en fait d’un trio amoureux qui s’ignore. La question étant de savoir si cette histoire peut se terminer sans que personne n’ait le cœur brisé ou ne soit blessé dans son amour propre. Le manga nous rappelle qu’il faut toujours respecter les règles de respect et de tolérance. D’ailleurs, tous les personnages évoluent dans le bon sens en dépit de leurs préjugés initiaux.
Ce manga est parfaitement adapté aux pré-adolescents. Au travers du regard bienveillant de la mère de famille, de nombreuses questions sont abordées (l’acceptation de soi, le regard d’autrui, les relations amoureuses, le coming-out, etc). Les réponses sont autant destinées aux jeunes homosexuels qu’à leurs proches.
Au-delà de l’aspect pédagogique consacré à la question LGBTQIA+ , ce manga à été l’occasion pour moi de découvrir certains aspects de la culture et de la vie quotidienne des Japonais. Par exemple, j’ai appris qu’à la Saint Valentin, les femmes (et uniquement les femmes) offrent des chocolats aux hommes. Le 14 mars, pour le White Day, les hommes les remercient par des cadeaux d'une valeur supérieure. J’ai également découvert les yaoi ou Boys' Love, un genre de fictions populaires centrées sur les relations sentimentales et/ou sexuelles entre personnages masculins. Il s’avère qu’Hiraki, lui, aime un groupe d’Idols féminines très médiatisé ce qui surprend beaucoup son père.
A la fin de chaque tome, en postface, il y a une page de strips supplémentaires qui mettent en scène le mangaka s'adressant à ses lecteurs. J’ai trouvé l’idée très sympathique.
📌Je crois que mon fils est gay. Okura, traduit par Jordan Sinnes et Isabelle Bovey. Editions Akata, 5 volumes (2021-2023)





Pourquoi pas pour le thème même si les mangas et moi, c'est à très petites doses...
RépondreSupprimerJe ne suis pas une grande lectrice de manga non plus mais le thème est bien traité et les personnages attachants
Supprimerintéressant . Mais franchement les mangas ce n'est pas pour moi !
RépondreSupprimerGénéralement, je préfère les BD franco-belge car j'ai du mal avec le graphisme et les codes formalisés des mangas. J'aime bien en lire de temps en temps pour la découverte. Celui-ci est court.
SupprimerJ'aime bien le graphisme ici, ça reste très typique manga mais avec une touche légèrement différente. C'est drôle, au titre, on pourrait penser que ça s'adresse en premier lieu à des mères qui ne sauraient pas trop comment gérer cette situation, mais finalement le public cible reste les jeunes ados/adultes.
RépondreSupprimerCe manga reste très utile pour les parents. La mère d'Hiroki est bienveillante et évite d'être trop intrusive. Au départ, on pense qu'elle devrait parler avec son fils mais au fil du temps sa stratégie semble plus appropriée. Elle attend que la démarche vienne de lui. Les ados ne sont pas à l'aise pour parler de sexualité avec leurs parents .
SupprimerJe ne suis pas trop attirée par les mangas non plus. Merci pour ta participation.
RépondreSupprimerJe n'y connais pas grand chose mais j'ai un ado à la maison. C'est le meilleur support pour toucher cette tranche d'âge.
SupprimerPareil que Luocine
RépondreSupprimerJe préfère les Manfras (les BD francophones qui utilisent certains codes du manga) au manga traditionnel mais il y a des découvertes à faire.
SupprimerPas pour moi, ni la forme ni la thème ne m'intéresse. Prends soin de toi sous cette chaleur terrible.
RépondreSupprimerMerci, toi aussi ! Je cris que c'est la journée la plus chaude depuis le début de la canicule;
SupprimerUne série terminée, ça va. pas trop gentillet quand même?
RépondreSupprimersi c'est gentillet mais ça s'adresse à des pré-ados
Supprimer5 tomes, c'est parfait ! Et c'est une bonne façon d'aborder le sujet de l'acceptation, en particulier de la famille dans une société assez corsetée.
RépondreSupprimerLe manga pose pas mal de questions. Je dirais que ça sent le vécu.
SupprimerJe me le note, mais plutôt pour offrir, puisque je ne lis plus trop de mangas...
RépondreSupprimerJe n'en lis que rarement mais l'occasion s'est présentée. C'est une lecture sympathique mais pas inoubliable.
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